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La slackline: l’équilibre physique et mental mis au défi

<b>Karine Lequy</b><br /><i>entraîneuse pour Slackline Québec</i>
Photo Simon Clark Karine Lequy
entraîneuse pour Slackline Québec

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La slackline, une discipline qui consiste à jouer d’équilibre sur une sangle, conquiert le cœur de nombreux adeptes dans la région par ses bienfaits physiques ou mentaux.

Les slackeurs sont de plus en plus nombreux à jouer aux funambules dans les nombreux parcs de la région. Que ce soit pour le défi de l’équilibre ou pour rechercher de nouvelles habiletés sportives ou physiques, la pratique peut transformer l’entraînement de plusieurs façons.

<b>Karine Lequy</b><br /><i>entraîneuse pour Slackline Québec</i>
Photo Simon Clark

« Ça fait travailler tous les muscles du corps, et ça fait travailler le corps lui-même dans sa proprioception », explique Karine Lequy, entraîneuse pour Slackline Québec.

« Ça aiguise les réflexes du corps, donc c’est très bon pour les sportifs, comme ceux qui font beaucoup de stop-and-go », poursuit-elle.

La posture entière est améliorée par l’exercice qui renforce aussi des muscles stabilisateurs des chevilles.

Karine Lequy en train d’aider un garçon dans sa pratique du slackline au parc de l’Anse-Benson.
Photo Simon Clark
Karine Lequy en train d’aider un garçon dans sa pratique du slackline au parc de l’Anse-Benson.

Faire le vide

Pour parvenir physiquement à déambuler sur la sangle, les adeptes doivent cependant mettre leurs aptitudes mentales à l’épreuve. C’est pour cette raison qu’il y a des avantages qui peuvent aider les gens souffrant de troubles neurologiques ou cognitifs.

« On peut aider des gens souffrant d’arthrite ou d’ostéoporose puisque les réflexes proprioceptifs, qui sont affectés dans ces maladies, sont renforcés », explique l’entraîneuse.

Les personnes souffrant aussi d’un trouble du déficit de l’attention (TDA) peuvent aussi travailler leur concentration.

Mme Lequy œuvre d’ailleurs avec des enfants qui ont un TDA. « Après quelques semaines, ils réalisent ce qu’est le focus et qu’ils peuvent réussir à se concentrer », souligne-t-elle.

Effets rapides

Chantale Therrien, également entraîneuse de slackline à son compte, souligne que cette discipline est complémentaire à une multitude de sports.

« Les grimpeurs, pour travailler leur dextérité et leur agilité, travaillaient leur équilibre sur la slackline durant leur pause de grimpe », note-t-elle.

Chantal Therrien, entraîneuse pour Slackline Québec, en pleine action au parc de l’Anse-Benson, à Lévis, le 30 juillet dernier.
Photo courtoisie
Chantal Therrien, entraîneuse pour Slackline Québec, en pleine action au parc de l’Anse-Benson, à Lévis, le 30 juillet dernier.

Avis à ceux qui se découragent juste à regarder la sangle : les habiletés peuvent être acquises plus rapidement qu’on croit.

« En le faisant deux ou trois fois par semaine, t’as déjà les bienfaits physiques, de concentration. Juste d’y goûter, en une séance, c’est suffisant pour accrocher les gens. Quelques minutes d’équilibre t’apportent un focus qui te donne envie d’insister », s’enchante Mme Therrien.

« C’est calmant et apaisant. J’étais une personne très anxieuse et angoissée. Pour moi, la slackline a été une façon de désencombrer ma tête, confie-t-elle. C’est fou comment on se sent, après une séance. On a peu de mots, mais un gros sourire. C’est assez puissant pour ça. »

Différentes pratiques

Jumpline : sauts acrobatiques sur la sangle

Longline : traversée de distances de plus en plus longues, qui sont, au minimum, de 30 à 50 mètres

Highline : traversée de sangles tendues en hauteur, allant jusqu’à plusieurs centaines de mètres de hauteur

Waterline : traversée qui s’effectue en tendant la sangle au-dessus d’un cours d’eau, de la mer ou d’un lac

Spaceline : connexion d’au moins trois sangles entre elles, allant jusqu’à former un réseau pouvant dépasser dix sangles

Rodeoline : inspirée de la pratique du funambulisme sur corde molle. Il s’agit de marcher sur une sangle détendue, dont la flèche (la distance entre l’ancrage et le point le plus bas de la courbe) peut varier de un à plusieurs mètres, et dont la longueur ne dépasse généralement pas 20 m

Excellent complément pour plusieurs disciplines sportives :

  • Hockey
  • Baseball
  • Escalade
  • Ski acrobatique et autres sports de glisse
  • Gymnastique
  • Yoga

La proprioception, c’est quoi ?

Il s’agit de la perception, consciente ou non, qu’une personne a de la position des différentes parties de son corps.

Où faire de la slackline ?

  • Roc Gym – Aventurex, 2350 avenue du Colisée
  • Avec Slackline Québec, dans plusieurs parcs de la région. Slackline Québec sur Facebook
  • Avec École de Slackline de Québec – Boischâtel
  • Slack school Québec sur Facebook