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Les mesures de protection des baleines seront évaluées

Les mesures de protection des baleines seront évaluées
Photo courtoisie, Croisières AML

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Les mesures de protection des baleines noires, mises en place à la suite de l'hécatombe qui s'est produite dans le golfe du Saint-Laurent l'an dernier, feront l'objet d'une évaluation à l'automne.

À pareille date l'an dernier, huit carcasses de baleines noires avaient déjà été retrouvées dans le golfe du Saint-Laurent. Or, aucune carcasse n'a été retrouvée dans le golfe depuis le début de l'année.

«Je pense que les résultats parlent d'eux-mêmes», a lancé la directrice du Centre d'éducation et de recherche de Sept-Îles, Anik Boileau.

La limite de vitesse imposée aux navires, pour éviter les collisions, ainsi que les fermetures de zones de pêche imposées pour éviter les empêtrements, seraient responsables de ce succès.

«Les baleines vont commencer à partir pendant l'automne. À ce moment, peut-être que l'on pourra tirer des conclusions, prendre la décision à savoir si l'on est content avec ce qui a été mis en place cette année ou si l'on doit s’ajuster», a expliqué le biologiste de Pêches et Océans Canada, Mike Hammill.

Pêches et Océans Canada va bientôt évaluer les mesures mises en place en 2018 et pourrait procéder à des ajustements.

«Ces discussions d’après-saisons sont prévues pour l’automne et nous examinerons comment nous pouvons améliorer les mesures de gestion en place à l’avenir», a expliqué par courriel le ministère fédéral.

«Il y a des mesures de mitigation autres qui pourraient être mises en place», a souligné Mme Boileau.

La chercheuse qui a réalisé une revue de littérature sur l'empêtrement de la baleine noire indique que d'autres mesures pourraient être considérées. Les cordages utilisés par les pêcheurs, par exemple, pourraient être modifiés.

«Est-ce qu’il ne serait pas possible de mettre en place des cordes un peu moins résistantes, qui permettraient à la baleine de se déprendre, je pense que ces petites innovations pourraient être bénéfiques», a-t-elle indiqué.

Pour ce qui de la vitesse toutefois, la chercheuse indique qu'il sera difficile de procéder autrement puisque la baleine noire navigue à la surface de l'eau très lentement.

«Juste de par leur comportement d'alimentation, elles sont beaucoup plus vulnérables, je vois difficilement comment on pourrait modifier ce type d'atténuation», a souligné Mme Boileau.

Ces mesures ont eu des conséquences sur bien des industries, notamment à Sept-Îles, où sept navires sur onze ont annulé leur escale, pour éviter les restrictions.

«Ce n'est pas une fatalité pour nous, on va composer avec. C'est simplement de reprendre la cadence à un bon rythme avec ces nouvelles mesures-là», a expliqué la chef d'escale chez Destination Sept-Îles Nakauinanu, Marie-Ève Duguay.

Destination Sept-Îles Nakauinanu assure qu'à l'avenir, il n'y aura plus l'effet de surprise, puisque les itinéraires des navires pourront être planifiés selon les restrictions de Pêches et Océans Canada.