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[PHOTOS] Une foule monstre pour l'ouverture du magasin IKEA

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Les premiers clients du magasin IKEA de Québec ont été accueillis comme des vedettes à 9 h pile, mercredi matin. Ils étaient plusieurs milliers à avoir attendu des heures, voire une nuit complète, pour assister à la grande ouverture de la succursale.

Le géant bleu et jaune n’avait rien oublié pour son grand retour dans la région de Québec, après une fermeture en 1996. Tirage de plusieurs cartes-cadeaux, dont près d’une dizaine d’un montant de 1000 $, animation, cérémonie d’ouverture et accueil grandiose des milliers de clients étaient au rendez-vous à la nouvelle succursale de l'avenue Blaise-Pascal.

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

À moins d’une heure de l’ouverture, l’hymne national suédois a été interprété tandis que les drapeaux du Québec, du Canada et de la Suède étaient hissés à l’avant du magasin.

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

À 9 h, les portes du magasin IKEA se sont ouvertes et plus de 4000 clients ont été accueillis comme de véritables vedettes. Les employés du magasin ont fait une haie d’honneur jusqu’au sommet des escaliers roulants, en tapant avec des bâtons gonflables.

À 6 h 45, ce matin, les 1024 espaces de stationnement étaient tous occupés. À 8 h 30, plus de 4000 clients faisaient la queue devant le magasin. C’est plus qu'à l’ouverture de la succursale de Halifax, en Nouvelle-Écosse, à l’automne 2017.

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

Selon Scotland, un employé du magasin, cette ouverture est la plus importante à laquelle il ait assisté. «J’ai fait plusieurs ouvertures, et celle-ci est la plus impressionnante en termes d’achalandage. C’est l’ouverture la plus occupée», a-t-il observé.

Présent pour cette grande ouverture, le maire de Québec, Régis Labeaume, a souligné qu’il était certain que le retour du géant suédois ferait fureur à Québec.

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

«Il y a 50 tough qui ont passé la nuit ici. Moi, j’aurais fait ça à 16 ans pour les Beatles. Vraiment, je suis étonné», a-t-il lancé en riant

«Quand on a commencé les discussions de l’arrivée d’un IKEA à Québec, il y a trois ou quatre ans, je disais aux gens d’IKEA de ne pas ouvrir un magasin entrepôt: “Ouvrez un magasin immédiatement, ça va marcher.” Je pense que j’avais raison», a poursuivi le maire.

Des clients chanceux et motivés

Dix clients chanceux ont gagné des cartes-cadeaux de 1000$, alors qu’ils attendaient sagement dans la file d’attente. C’est le cas de Amy Pouliot et Samira Benahmed.

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

«Je suis arrivée à 6h ce matin. J’étais à la fin de la file, je ne pensais jamais gagner, je suis tellement excitée», lance Mme Pouliot, tout sourire.

Il faut dire que le cadeau arrive à point pour la dame qui venait magasiner un nouveau sofa. «Je vais probablement changer un fauteuil à la maison pour le classique Strandmon gris et là, ce sera gratuit», termine-t-elle.

Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC

De son côté, Mme Benahmed ne pensait jamais remporter un tel prix. «Mon fils me disait qu’il y aurait trop de monde. Je me suis dit que j’irais et que ce serait le fun. Je suis arrivée à 7h, c’est vraiment une belle surprise», lance celle qui ne sait pas encore ce qu’elle achètera avec cette carte cadeau.

Malgré qu’il n’était le premier dans la file d’attente, Rock Thériault était le premier client à payer ses achats et ce, à 9h08, même pas 10 minutes après l’ouverture.

«J’ai acheté des étagères. Je connaissais mon produit et où le trouver, donc le magasinage a bien été», lance-t-il.

Toute la nuit dehors pour IKEA

Après une nuit passée dans le stationnement, les clients les plus motivés étaient encore tout sourire ce matin.

Marie-Josée Proulx et Mathieu Cipriani étaient sagement assis les premiers dans la file, après une nuit à dormir dans leur voiture.

«J’ai hâte de voir les produits qu’ils auront ici, dans notre ville», indique Mme Proulx, ajoutant qu’elle est présente depuis 18h, mardi soir.

Annie Laderoute a passé la nuit sur sa chaise de camping. Elle a passé le temps en jouant notamment au Uno, avec d’autres clients enthousiastes, avant le grand magasinage.

«Je viens de m’acheter une maison. Je dois refaire la cuisine et je veux un garde-manger de style «walk-in»», indique-t-elle.

Des chaises, des tentes et des roulottes motorisées avaient été installées par les plus impatients, tard, mardi soir.

La direction du magasin aurait demandé de ne pas monter de tente, mais une cliente anglophone a trouvé une astuce. «Ce n’est pas une tente, c’est une toile pour la pluie!» a-t-elle expliqué au Journal.

«Je suis arrivée la première, vers 17 h. Au début, le gardien ne voulait pas, mais, vers 18 h, j’ai pu mettre ma chaise. J’ai mon lunch et tout ce qu’il faut. C’est fou, mais on n’a qu’une vie à vivre. Faut en profiter!» a lancé Marie-Josée Proulx. De son côté, Dave Bernatchez a tiré son «campeur» jusque dans le stationnement du commerce, même s’il habite le quartier Limoilou.

«Je pensais dormir dedans, mais je vais devoir prendre ma chaise et faire la file comme les autres, on dirait!»

Vers 22 h 30, ils étaient environ une trentaine sur place.