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Legault officialise la candidature de Julien dans Charlesbourg

Le chef de la CAQ, François Legault, a officialisé la candidature de Jonatan Julien dans Charlesbourg.
Photo Stevens Leblanc Le chef de la CAQ, François Legault, a officialisé la candidature de Jonatan Julien dans Charlesbourg.

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Le chef de la CAQ, François Legault, a complété son équipe dans la région de la Capitale-Nationale en officialisant, mercredi après-midi, la candidature de Jonatan Julien dans Charlesbourg.

Comme nous le révélions la veille, l’ex-bras droit du maire Régis Labeaume, à l’hôtel de ville de Québec, tentera de déloger le ministre libéral de l’Emploi et de la Solidarité sociale, François Blais.

Fier de recruter un «gestionnaire de haut calibre», François Legault a vanté les compétences de l’ancien #2 de l’administration Labeaume lors d’un point de presse au Moulin des Jésuites de Charlesbourg. «C’est un homme de chiffres, de rigueur mais aussi un homme de cœur», a-t-il déclaré.

Se disant à la fois «fébrile» et «heureux», Jonatan Julien a été chaudement applaudi par ses nouveaux collègues. «J’ai adoré mon travail des dernières années à la Ville de Québec. Toutefois, voici une occasion que je veux saisir, une occasion de participer au changement», a-t-il déclaré, insistant sur l’importance du prochain scrutin.

Le deuxième choix de Legault

M. Julien, faut-il le rappeler, a accepté de remplacer au pied levé la pdg du CHU de Québec, Gertrude Bourdon, qui a fait faux bond au chef caquiste il y a quelques jours. Il ne s’offusque pas quand on lui fait remarquer qu’il était le «plan B» du chef caquiste dans Charlesbourg, «Je ne suis pas du tout affecté dans mon amour propre», a répondu celui qui a déjà tenté de se faire élire dans Charlesbourg pour la défunte ADQ en 2003.

«J’ai rencontré Jonatan lundi et je suis très fier de mon coup. On n’a pas été obligés de faire comme avec François Ouimet et le tasser... C’est une belle surprise pour la CAQ», a renchéri son chef.

Cette fameuse rencontre avec François Legault, en début de semaine, aura été «déterminante», convient M. Julien. «J’ai découvert un homme passionné, convaincu et convaincant. C’est un chef avec qui j’ai franchement le goût de travailler. Je me sens chez-moi (à la CAQ).»

«Depuis 15 ans, le gouvernement libéral a beaucoup promis et a beaucoup déçu», a-t-il ajouté, décochant ses premières flèches envers son adversaire. Il évoque entre autres la fin du sans rendez-vous au Centre médical de Charlesbourg.

Un troisième lien dans l’est

Bien entendu, il veut aussi s’attaquer à la congestion routière et il dit maintenant «adhérer totalement à la position de la CAQ» sur le troisième lien, qui doit être construit dans l’est rapidement selon lui. S’il reconnaît qu’il y a une «dichotomie» avec le discours de l’administration Labeaume – qui préfèrerait un 3e lien dans l’ouest – il affirme que la CAQ a une vision régionale alors que la Ville «regarde ça d’une perspective locale».

À l’instar du député Éric Caire, il se dit convaincu de pouvoir «raccourcir les étapes» et de pouvoir commencer «la réalisation d’ici quatre ans» même si «ça peut être compliqué». Il reproche d’ailleurs aux libéraux de vouloir renvoyer ce projet-là aux calendes grecques en gardant toutes les options ouvertes.

Collaboration avec Labeaume ?

Et s’il devait un jour collaborer à nouveau avec Régis Labeaume, au sein d’un gouvernement caquiste, il affirme qu’il n’y aurait aucun problème malgré son différend avec le maire qui l’a propulsé vers les banquettes de l’opposition à titre d’indépendant. «J’ai travaillé avec M. Labeaume pendant quatre ans et demi. À la fois M. Labeaume et moi, on a l’intérêt public à cœur. Peu importe la suite des choses, la Ville et le gouvernement doivent travailler ensemble».

Jonatan Julien n’a pas l’intention de démissionner de son poste de conseiller municipal avant l’élection du 1er octobre. Il prendra un congé sans solde durant la campagne électorale.

Comptable de formation, il a notamment été secrétaire général de la Société immobilière du Québec avant de se lancer en politique. Il a également travaillé dans le passé pour le Vérificateur général du Québec, SSQ Groupe Financier, Desjardins et Ernst & Young.