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La SQ ne lève pas le pied sur le cannabis

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Légalisation ou pas, la Sûreté du Québec n'entend visiblement pas lever le pied pour contrer les producteurs clandestins de cannabis.

Tout l'avant-midi jeudi, des dizaines de policiers ont éradiqué des plans sur des terres agricoles de Champlain lors du lancement de l'opération CISAILLE 2018. Des agents de la GRC et des Forces armées canadiennes ont participé à cette première récolte de l'année.

Le propriétaire de la ferme visitée, Claude Chartier, confirme que ce n'est pas la première fois que des criminels s'introduisent sur sa propriété.

«On en a déjà eu de petites quantités de plans, mais pas comme ça. Là, c'est pire que pire. Ça faisait 2-3 ans qu'on n’en avait pas eus», dit-il.

Plus de 11 200 plans ont été saisis et détruits, mais le décompte n'est pas terminé.

«J'ai demandé aux policiers de mettre des pancartes pour annoncer leur passage. On voit ça, ils viennent mettre le feu tout partout pour se venger. C'est toujours nous autres qui sommes dans la merde, sans arrêt», rage-t-il, craignant manifestement des représailles.

La Sûreté du Québec affirme toutefois qu'il en serait très étonnant. «Ce sont nos policiers qui découvrent les plans du haut des airs et les agriculteurs n'ont généralement rien à voir dans ces opérations. C'est rare qu'ils sont victimes de représailles», explique la sergente Éloïse Cossette.

Malgré l'impressionnante quantité de cannabis saisie, le propriétaire de la ferme affirme qu'il n'a pas vu le moindre plan sur ses terres cette année.

«Au printemps, on y va quand le maïs a un pied de haut pour arroser, mais après on ne retourne plus là. On ne peut pas se promener dans 1000 acres pour voir si quelqu'un va cultiver du pot», insiste l'agriculteur.

Et bien sûr, il jure ignorer de qui il s'agit. «Ils ne nous envoient pas de chèque, pas rien. Même pas un cadeau de Noel!» ironise-t-il.