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Bernier en ajoute sur ses ex-collègues

Le député les a traités de «perdants» en entrevue

Bernier en ajoute sur ses ex-collègues
Photo Agence QMI, Matthew Usherwood

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OTTAWA | Maxime Bernier a répliqué avec force vendredi matin aux conservateurs qui l’ont attaqué, la veille, dans la foulée de son départ du parti.

«Ce sont les actions typiques de perdants. Ils font des attaques personnelles pour éviter d’avoir un débat de fond», a affirmé le député de Beauce en entrevue.

«Ils ne sont pas capables de me contester sur le contenu, parce que j’ai raison! Ils ne défendent plus les valeurs conservatrices», a-t-il poursuivi.

Jeudi, il a quitté avec fracas le caucus conservateur pour fonder son propre parti, écorchant du même coup son ancienne famille politique ainsi que le chef Andrew Scheer.

«Mad Max» a accusé le Parti conservateur d’être «corrompu, intellectuellement et moralement», d’avoir renié ses principes et de n’être qu’une «version plus modérée du désastreux gouvernement Trudeau».

Critiques

Réunis en congrès à Halifax, plusieurs conservateurs ont tourné en dérision jeudi la nouvelle aventure politique de l’élu québécois. «Ce n’est pas sérieux, je crois que c’est une blague», a lancé Jason Kenney, chef conservateur albertain et ancien collègue de longue date de M. Bernier.

D’autres ont raillé ce qu’ils perçoivent comme un ego démesuré. «Maxime pense peut-être qu’il est une vedette, mais il est moins populaire que les belles chaussettes de Justin Trudeau», a ironisé le stratège conservateur Tim Powers.

Or, ces attaques «n’atteignent pas le parapluie de mon indifférence», a réagi Maxime Bernier vendredi.

Ce dernier est en porte-à-faux avec son ancienne formation politique depuis plusieurs mois en raison de ses critiques contre la gestion de l’offre, dont il réclame l’abolition, et ses récents tweets contre le «multiculturalisme extrême».

Nouveau parti

Le député indépendant souhaite maintenant que son parti, qui n’a toujours pas de nom, soit actif le plus tôt possible. Un proche collaborateur a indiqué à l’Agence QMI que le lancement officiel pourrait avoir lieu dès la rentrée parlementaire, à la mi-septembre.

Maxime Bernier dit avoir reçu 500 courriels d’appuis de la part de gens qui veulent s’impliquer pour bâtir la nouvelle formation. Il peut déjà recueillir des dons comme candidat indépendant, mais ils ne sont pas éligibles à des crédits d’impôt. Les fonds ainsi amassés le suivront lorsque le parti sera sur pied.

«Le plus grand défi, c’est l’organisation sur le terrain», a dit l’élu beauceron, qui veut nommer un responsable dans chaque province, choisi parmi les gens qui l’ont aidé dans la course à la chefferie conservatrice en 2017.

Le candidat défait par Andrew Scheer a enregistré durant la course au leadership un déficit de 275 000 $. «On a fermé les livres et il va y avoir un surplus d’entre 4000 et 5000 $», a indiqué Maxime Bernier. L’argent de ce compte-là ira soit au parti national ou à l’association locale conservatrice.

«J’ai aussi ramassé de l’argent pour mon association conservatrice au cours de l’année, cet argent-là va rester dans le compte», a fait savoir le député de Beauce.

Il assure ne pas avoir communiqué avec ses anciens collègues du caucus pour qu'ils se joignent à lui.