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Des garderies en attente de permis du ministère de la Famille

Des garderies en attente de permis du ministère de la Famille
Capture d'écran TVA Nouvelles

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Alors que les libéraux se sont engagés, vendredi, à Trois-Rivières, à faciliter la conciliation travail-famille et à créer des places supplémentaires en garderies subventionnées, deux garderies privées de Cap-de-la-Madeleine sont toujours en attente de leur permis du ministère de la Famille.

L’attente a même eu raison de l’une d’entre elles, la garderie La chenille ludique.

Sur place, tout est là sauf les enfants. La garderie était sur respirateur artificiel depuis le mois de mars. Elle n'opérait qu'un seul groupe de six enfants en attendant l'obtention du permis pour 52 enfants.

«Malheureusement, on a dû terminer ce groupe-là hier le 23 août», a mentionné la propriétaire, Priscilla Vézina. Elle explique qu'elle ne pouvait plus continuer à opérer la garderie de façon déficitaire. La situation qui devait être temporaire s'étire et, pendant ce temps, les espoirs de survie s'amenuisent.

Refus

Le ministère de la Famille lui a déjà refusé le permis jugeant le nombre de places en garderie déjà suffisant pour la demande. Mme Vézina a pourtant affirmé que toutes les places étaient comblées et qu'elle avait même une liste d'attente. Elle a multiplié les démarches pour contester la décision.

«On a vérifié avec notre avocate ce qui était le mieux pour nous», a-t-elle indiqué. Plutôt que de refaire une demande, elle a choisi de faire appel de la décision, mais la démarche peut être très longue.

Une autre garderie de Cap-de-la-Madeleine est elle aussi en attente d'un permis d'opération du ministère de la Famille. La garderie La p'tite zone offre des services à horaires atypiques. La propriétaire Sandie D'Aoust affirme que la demande des parents est grande.

«À tous les jours, j'ai des appels pour des demandes atypiques, des parents qui finissent de travailler le soir ou la nuit. Actuellement, je suis à pleine capacité. On accueille 21 enfants différents pour combler les six places de jour, de soir, de nuit et de fin de semaine», a-t-elle expliqué.

Augmenter la capacité

La propriétaire croit qu'avec un permis pour 21 enfants, elle pourra répondre aux besoins des parents d'environ 80 enfants dont les horaires ne conviennent pas aux autres garderies.

Après plus d'un an d'opération avec un seul groupe d'enfants, La p'tite zone peine aussi côté finances. «Il manque juste le papier du ministère, le ‘’ok’’, c'est beau, on vous fait confiance... Les parents nous font déjà confiance!» a lancé Mme D’Aoust.

Le ministère de la Famille a confirmé qu'il étudie présentement le dossier de La p'tite zone. L'avenir de cette garderie devrait être fixé au plus tard le 30 novembre.