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L’école en or

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Il n’est pas de plus grande fierté, dans une famille, que la réussite des enfants. La grande famille québécoise cherchant à regagner sa fierté doit miser sur sa génération montante en lui offrant ce qu’il y a de meilleur.

Le but de ce texte, c’est d’être positif. Je ne m’étendrai pas sur les problèmes, mais je dois néanmoins partir d'un dur constat: nos enfants, cobayes de réformes ratées, fréquentent des bâtiments délabrés avec du matériel dépassé. Bien que de belles choses aient été faites dans le réseau, le portrait d’ensemble de l’école québécoise, ces dernières décennies, n’est pas glorieux.

C’est beau!

La règle générale que nous devrions établir, c’est que l’école doit être le plus beau bâtiment du village ou du quartier. Voilà déjà une façon de montrer aux enfants que lorsque papa, maman et les grands-parents affirment en chœur que l’école est ce qu’il y a de plus important, eh bien, c’est vrai et ça paraît.

L’école doit être équipée. Équipée technologiquement et fournie en matériel pour favoriser la réussite et l’intérêt des jeunes. Elle doit aussi être équipée pour permettre aux jeunes de bouger, de pratiquer des sports, de dépenser leur énergie dans la recherche de ce fameux esprit sain dans un corps sain.

Mais l’école doit aussi être équipée pour permettre à toutes sortes de talents d’éclore. Des instruments de musique, du matériel artistique, des équipements scientifiques. Les talents sont multiples: le rôle de l’école est aussi d'aider nos enfants à cerner leurs propres forces et à les faire exploser.

Un milieu de vie

La tragédie de n’être «pas bon à l’école» prend une dimension moins souffrante quand ladite école te montre que tu es bon dans quelque chose. Tous les jeunes ont du talent dans une sphère ou une autre. C’est par là que l’on garde nos jeunes accrochés à l’école. Même l’enfant qui doit bûcher en mathématiques ne doit pas en venir à dire qu’il déteste l’école.

L’école doit être un vrai milieu de vie. Y rester un peu plus longtemps devrait être naturel, que ce soit dans le but d’obtenir de l’aide pour mieux comprendre ou encore dans le but de bénéficier des équipements pour des activités parascolaires. Déjà, les efforts du groupe de Ricardo Larrivée, Pierre Lavoie et Pierre Thibault avec leur LAB-école jettent des bases pour faire de l’école un milieu de vie stimulant.

Fierté

Amener l’école à un standard aussi élevé coûtera des sous. Cela ne devrait pas être seulement l’affaire du gouvernement. L’école doit être branchée sur sa communauté. L’école ne doit pas être perçue comme une structure bureaucratique dans la grande pyramide du ministère de l’Éducation. Elle doit appartenir à la communauté.

Les élus municipaux, les groupes de gens d’affaires, les organismes sociaux: tout le monde, dans un milieu, devrait se sentir interpellé par la vie de l’école. Et y mettre des sous au besoin.

Des écoles en or pour un Québec supérieurement éduqué, c’est aussi un programme économique pour la prospérité et la meilleure politique pour une identité forte.

Des fiertés superposées.