/misc
Navigation

Ferrari dans la course aux profits

Coup d'oeil sur cet article

Je suis un amateur de F1 et je me souviens encore des exploits de Gilles Villeneuve avec la Scuderia. Devrais-je investir dans Ferrari ?


Oui, car le constructeur mythique a un brillant avenir devant lui.

Si vous aviez investi dans Ferrari (RACE) au moment où elle faisait son entrée en Bourse, en octobre 2015, vous auriez enregistré un rendement de 278,6 % au premier janvier 2017. Et ça n’est pas fini. Pourquoi ? Parce que Ferrari est un des joujoux les plus prisés du fameux 1 % des plus riches de la planète. Et la fin des inégalités n’est pas pour demain.

Selon le World Wealth Report, la plupart des pays riches ou en forte croissance voient le nombre de leurs millionnaires exploser. Rien qu’aux États-Unis, il y en a 18 millions, au Japon, 2,6 millions, en Chine, 1 million, en Allemagne, 1,7 million, au Royaume-Uni, 1,5 million et en France, 2,1 millions. Même chez nous, le nombre de millionnaires est en croissance de 11 % par année, selon Capgemini : on en compte un million au Canada et plus de 200 000 au Québec.

Il y aurait près de 31 millions de millionnaires dans le monde. Ça fait donc plusieurs clients potentiels pour la firme au cheval cabré. Imaginez si seulement 1 % d’entre eux s’achetait une Ferrari...

Très profitable

Déjà, Ferrari est le constructeur automobile le plus profitable du monde. Il nage dans l’argent. Ses revenus ont totalisé 5,11 G$ en 2017, en hausse de 10 % comparé à 2016, pour un rendement de 11,78 %. Selon Bloomberg, Ferrari empoche 118 000 $ par voiture neuve vendue, comparativement à 22 000 $ chez Porsche et 1198 $ chez Jaguar et Land Rover.

Le professeur en économie Ferdinand Dudenhöffer, du Centre de recherche automobile CAR, rattaché à l’Université de Duisbourg-Essen, vient de publier une étude qui confirme que Ferrari a été la marque la plus profitable au monde pour le premier semestre de 2018.

D’un trimestre financier à l’autre, il n’est pas rare de voir Ferrari afficher une marge d’opération de 20 % et plus. Chez GM, ça dépasse rarement 7,5 % ; chez BMW, 10 % est un accomplissement. Pourtant, Ferrari récompense mal ses actionnaires, car son dividende est assez chiche, à 85 cents par action (0,63 %).

Ferrari se démarque des autres constructeurs parce que l’entreprise n’a qu’une seule usine, ce qui maintient les coûts fixes au plus bas. Par exemple, Volkswagen dispose de 69 usines sur tous les continents, GM en a 71, Toyota 31. Ferrari a une production limitée, qui est plus simple à gérer que si vous produisez des dizaines de milliers de véhicules. Par exemple, GM a fabriqué 9,6 millions de véhicules en 2017, comparativement à 8398 chez Ferrari.

Autre comparaison : GM affichait un revenu de 144,2 G$ US, ou 101,62 $ US par action l’an dernier, comparativement à 4 G$ US, ou 21,13 $ US par action pour Ferrari. Ferrari est donc minuscule comparé au géant américain, mais tellement plus profitable !


Question à notre investisseur


Les informations publiées dans cette chronique ne  constituent pas des conseils ou des recommandations formulées par le Journal. Toute personne intéressée doit consulter les conseillers ou professionnels autorisés pour ces fins par l’Autorité des marchés financiers.