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Rizqy dénonce les propos «sexistes» de François Legault qu’elle compare à Donald Trump

Rizqy dénonce les propos «sexistes» de François Legault qu’elle compare à Donald Trump
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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Marwah Rizqy dénonce «les propos et les actions sexistes» de François Legault et compare le chef caquiste à Donald Trump.

«Les propos et les actions sexistes de M. Legault, oui, nous les dénonçons, car on ne peut pas simplement étaler sur la place publique les conversations privées d’une femme et gestionnaire d’hôpital», a lancé Marwa Rizqy, candidate libérale dans la circonscription de Saint-Laurent, en mêlée de presse dimanche durant l’inauguration du local électoral qu’elle partagera avec Mme St-Pierre.

Mme Rizqy et la ministre Christine St-Pierre y ont affirmé que le coulage des textos de Gertrude Bourdon, le rejet du projet de ligne rose de la mairesse Valérie Plante et la divulgation d’une conversation privée avec l’ex première ministre de l’Ontario Kathleen Wynne témoignent du «féminisme de façade» de François Legault puisque ce sont des femmes qui sont visées.

«Ça me rappelle tristement les politiques de notre voisin du sud Donald Trump», a déclaré Mme Rizqy.

«Il faut être sérieux, il ne faut pas faire du féminisme de façade», a ajouté Mme St-Pierre.

François Legault a dénoncé ces liens en point de presse à Laval, en après-midi. «C’est quoi le rapport? C’est quoi le rapport de dire que parce que j’ai révélé des textos de Mme Bourdon, j’attaque les femmes. J'aurais fait la même chose avec un homme [...] Comme disent les jeunes, ça n‘a pas rap», a lancé le chef caquiste.

Une série d'attaques contre Legault

Par ailleurs, Mme Rizqy s’est ensuite lancée dans une série d’attaques contre M. Legault. «Ce n’est pas la gestion des textos, c’est toute la dynamique que M. Legault entretient avec les femmes», a-t-elle lancé.

Elle l’accuse d’avoir blâmé les femmes pour sa défaite électorale de 2012 et lui reproche d’avoir dit à une femme «tais-toi, ce n’est pas toi qui parles». Elle faisait visiblement référence à la campagne électorale de 2014, où M. Legault avait dit à sa femme «ce n’est pas toi qui parles» avant un point de presse, une taquinerie selon lui.

Elle lui reproche aussi d’avoir parlé de la «femme de l’autre» pour nommer Julie Snyder, qui était alors la conjointe de Pierre Karl Péladeau. M. Legault avait offert ses excuses à Mme Snyder en 2014 après avoir fait ce commentaire.

«J’invite M. Legault à revoir ses actions et ses prises de position, car c’est très dangereux d’affirmer que pour nous, les femmes, le salaire ce n’est pas vraiment important. Que nous les femmes, peut-être la politique ça ne nous intéresse pas parce qu’on ne croit pas trop au changement», a-t-elle déploré.