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Un retour en force

Culture Club a facilement reconquis le cœur de ses fans au Centre Vidéotron

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Culture Club a beau avoir disparu de la carte pendant de longues années, personne ne les avait oubliés. À preuve, la bande à Boy George a facilement reconquis le cœur de ses fans québécois, dimanche soir, lors d’un party des années 1980 au Centre Vidéotron.

À l’instar de Duran Duran au Festival d’été, il y a quelques années, Culture Club est réapparu sous son meilleur jour. En formule big band avec trois musiciens et cinq choristes à ses côtés, le quatuor britannique a offert un mélange bien dosé de ses grands succès et quelques nouveautés.

Les photographes ne pouvaient prendre de clichés de Culture Club, dimanche, au Centre Vidéotron. Cette image du chanteur Boy George a été captée lors d’un concert du groupe à Pierrefonds, à Montréal, samedi.
Photo Agence QMI, Pascal Huot
Les photographes ne pouvaient prendre de clichés de Culture Club, dimanche, au Centre Vidéotron. Cette image du chanteur Boy George a été captée lors d’un concert du groupe à Pierrefonds, à Montréal, samedi.

Point de mire incontestable, Boy George a lancé la soirée en reprenant de façon appropriée pour une soirée 80 un titre de son idole David Bowie, Let’s Dance.

Chapeau sur la tête et vêtu d’un long manteau noir, le chanteur de 57 ans n’affiche plus la même flamboyance vestimentaire qu’à l’époque. En contrepartie, la voix tient encore le coup et il n’a rien perdu de sa verve.

« Nous faisons le plus beau métier du monde », a reconnu ce meneur de foule hors pair, qui a pris le temps de présenter toutes les chansons au programme.

C’est évidemment avec ses succès des années 1980 que Culture Club a marqué des points. Les Do You Really Want To Hurt Me ?, Miss Me Blind et Karma Chamelon ont fait vibrer les nostalgiques dans un Centre Vidéotron rempli dans une configuration réduite.

Cela dit, les trois nouvelles pièces à l’horaire n’étaient pas là pour boucher les trous. Let Somebody Love You et The Truth is a Runaway Train, en particulier, nous ont mis en appétit pour le nouvel album du groupe, un premier en presque 20 ans, qui sortira en octobre.

Souvenirs de Thompson Twins

Unique dépositaire de la marque Thompson Twins, Tom Bailey, ses claviers et ses musiciennes toutes de blanc vêtues ont ramené le Centre Vidéotron à l’époque new wave, avant l’arrivée de Culture Club.

Tom Bailey a misé avec raison sur les hits de son ancien groupe, Thompson Twins.
Photo Agence QMI, Pascal Huot
Tom Bailey a misé avec raison sur les hits de son ancien groupe, Thompson Twins.

Certes, ce n’est pas tout le répertoire du groupe britannique qui a bien vieilli. Force est cependant d’admettre que les grands succès des Twins n’ont pas perdu leur efficacité. Il fallait entendre la foule chanter seule le refrain de Hold Me Now, pendant que le groupe se contentait d’en jouer les premières notes, pour en prendre la pleine mesure.

Admirable Murray Head

Le vétéran Murray Head a eu besoin d’une chanson et demie pour se réchauffer et mettre la foule dans le coup. Quand ce fut fait, le Britannique francophile de 72 ans a offert une courte, mais admirable performance en tout début de soirée.

Murray Head a parti le bal avec ses succès des années 1970 et 1980. 
Photo Agence QMI, Pascal Huot
Murray Head a parti le bal avec ses succès des années 1970 et 1980. 

Bien en voix, le sympathique Head a puisé exclusivement dans ses succès d’antan. Il a fait culminer sa prestation sur une vibrante interprétation de Say It Ain’t So, Joe avant de prendre un bain de foule pendant One Night in Bangkok, qui a fait bondir tout le monde de son siège.

« J’espère vous revoir avant ma mort », a blagué le chanteur avant de prendre congé.