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Embarrées par la direction pour les inciter à travailler

De gauche à droite, Gilles Lévesque, coordonnateur responsable des griefs du syndicat, Lucie Langlois, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux, Richard Boissinot, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale, et Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches.
Photo Catherine Bouchard De gauche à droite, Gilles Lévesque, coordonnateur responsable des griefs du syndicat, Lucie Langlois, vice-présidente régionale de la Fédération de la santé et des services sociaux, Richard Boissinot, président du Syndicat des travailleuses et des travailleurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale, et Ann Gingras, présidente du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches.

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Cinq préposées aux bénéficiaires auraient été embarrées dans leur lieu de travail, en mai dernier, par la direction, qui manquait de personnel, soutient le syndicat qui représente ces employées et qui dénonce plusieurs autres « abus de pouvoir » de la part de l’employeur.

Les cinq préposées quittaient le CHSLD Saint Brigid’s à 15 h, alors qu’elles venaient de terminer leur quart de travail. Cinq autres préposées étaient attendues pour le quart de soir.

« Une personne était manquante. Les gestionnaires ont donc barré les portes, prenant ainsi au piège les cinq préposées. Ils leur ont dit : “Choisissez laquelle d’entre vous restera, sinon personne ne sort” », indique Richard Boissinot, président du Syndicat des travailleuses et travailleurs du CIUSSS de la Capitale-Nationale (CSN).

« Prise d’otage »

Selon le syndicat, cette « prise d’otage » aurait duré une quinzaine de minutes, jusqu’à ce qu’une des employées accepte de rester.

La direction du CIUSSS de la Capitale-Nationale affirme ne pas avoir « la même lecture des événements ».

« Personne n’a été embarré. Il y avait un remplacement à faire alors la gestionnaire est descendue pour voir qui pouvait rester. Le tout a pris trois minutes, et l’une des préposées a accepté », indique Céline Allard, directrice du Programme soutien à l’autonomie des personnes âgées du CIUSSS de la Capitale-Nationale.

De nombreux cas

Des centaines de cas d’abus de pouvoir « comme celui-là », d’intimidation et de harcèlement ont été rapportés au Syndicat depuis juin 2017, si bien que ce dernier a jugé bon de déposer, le 23 août, un grief général dénonçant la situation et réclamant la fin immédiate de cette conduite.

M. Boissinot affirme également que des employés d’un CHSLD ont été contraints de se rendre au travail lors de journées de congé – parfois même de maladie – sous menace de mesures disciplinaires. De plus, des employés de l’hôpital Jeffery Hale auraient également dû faire des heures supplémentaires obligatoires, sous menace d’appeler la police, ce que l’employeur dément.