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Engagement du PQ: un «Tinder» du covoiturage géré par l’État

Engagement du PQ: un «Tinder» du covoiturage géré par l’État
MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

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TERREBONNE – Pour diminuer la congestion sur les routes, le Parti québécois propose de créer une application mobile pour le covoiturage gérée par l’État.

 

Les utilisateurs de ce «Tinder» du covoiturage, qu’ils soient conducteurs ou passagers, recevraient une prime de quatre dollars pour un déplacement aux heures de pointe la première année, et de trois dollars les années subséquentes. La subvention serait limitée à un allé et un retour par personne par jour.

Une annonce visiblement mal ficelée qui a été aussitôt critiquée par le président d’application de transport Netlift, qui avait pourtant été convié au point de presse de Jean-François Lisée à Terrebonne par l’organisation péquiste.

«Je pense que c'est important que les gens comprennent bien que l'État ne va pas se lancer dans le développement d'une application mobile, a confié Marc-Antoine Ducas, en marge de l’événement. L'État n'a ni l'expertise, ni la capacité pour faire développer l'application».

Mais pour le chef péquiste, le Québec doit bel et bien emprunter cette voie pour se «libérer des embouteillages». «Alors (les applications) qui sont déjà sur le marché devront s’adapter d’une façon ou d’une autre, mais c’est sûr que l’offre qu’on fait maintenant dépasse tout ce qui est sur le marché», a-t-il insisté.

L’ex-ministre et actuel candidat péquiste Daniel Breton, qui était à ses côtés pour l’occasion, ne semblait pas avoir la même compréhension non plus de cette annonce que son chef. «Il faut qu’il y ait un point d’entrée pour que toutes les applications puissent être (...) connectées, on appelle ça en anglais ‘mobility as a service’, mais ça prend une espèce de plage centrale», a-t-il dit.

Après des tergiversations, les relationnistes péquistes ont précisé que les applications mobiles pour le covoiturage qui existent déjà pourront être reliées au fichier central du «Tinder» gouvernemental. Leurs utilisateurs pourront donc eux aussi profiter de la subvention.

Un gouvernement péquiste espère par cette mesure retirer 150 000 véhicules des routes du Québec durant les périodes de congestion routière du matin et du soir, dont une grande partie à Montréal.

Estimé à 313 millions $ sur les quatre années du mandat, le coût de cette mesure serait entièrement financé à même le Fonds vert.

S’inspirer de Québec

Pour développer ce modèle d’application mobile, les péquistes souhaitent s’inspirer de ce qui s’est fait dans le cas de l’application Copilote, disponible dans la Capitale nationale. Développée à faible coût par des étudiants de l’Université Laval, cette plate-forme mobile qui permet aux utilisateurs de payer leur stationnement à distance est gérée par la Ville de Québec.