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Politique famille de 0 à 99 ans

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Dans la série qu’a proposée Le Journal samedi dernier, j’ajoute ici une idée : réaliser une véritable politique famille de 0 à 99 ans. C’est inévitable, depuis que la campagne est démarrée, nous entendons le mot « famille » avec l’idée de parents avec enfants, mais jamais pour représenter un tout multigénérationnel. Est-ce à dire que dès que les enfants quittent le nid, il n’existe plus de famille ? Que nos fêtes seraient tristes sans cette diversité que constitue une cellule familiale multigénérationnelle !

De l’enfant aux aînés

Certes, plusieurs propositions viseront la petite enfance : ouverture de plus de places en service de garde, retour à un tarif alléchant. Pourtant, ce que les parents autour de moi souhaitent avant tout, ce n’est pas un service à tout prix (bien qu’avoir le choix, c’est pratique), mais un service de qualité. Laisser son enfant sept heures par jour à des inconnus, c’est stressant et mieux vaut que son environnement soit stimulant et pédagogique. Nous savons quoi faire pour y arriver, mais pour l’instant j’entends peu parler de qualité.

C’est la même chose pour nos aînés. Avoir des places de qualité, avec des soins, du personnel et des services adaptés serait plus rassurant pour ces enfants qui doivent placer leurs parents vieillissants, car ils ne peuvent les prendre à la maison faute de ressources financières et humaines. Ce n’est pas dans 20 ans qu’il faudra y remédier, les besoins sont déjà criants et les souffrances, réelles.

Et le communautaire

Dans un contexte électoral, il va de soi que l’on doit annoncer des mesures qui sont applicables rapidement ; quatre ans, c’est court. Toutefois, dans cette hâte, nos politiciens oublient trop souvent un milieu qui tient à bout de bras des services affectés par l’austérité de leurs choix économiques : le communautaire. Dans une perspective d’amélioration des services publics, leurs contributions devraient être prises en considération.