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Une escouade économique caquiste à 6... puis 35... et maintenant 36 membres

Le chef François Legault, annonçant quels candidats caquistes feront partie de son «escouade économique».
Photo Charles Lecavalier, Journal de Québec. Le chef François Legault, annonçant quels candidats caquistes feront partie de son «escouade économique».

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Difficile de savoir combien de personnes sont membres du club de «l’escouade économique» de la CAQ. Alors qu'un communiqué de presse faisait état de six membres ce matin, François Legault en a par la suite nommé 35 en point de presse, et le chef caquiste en présente maintenant 36 dans les médias sociaux.

Ce matin, la Coalition a fait parvenir aux médias un communiqué intitulé «La CAQ présente son équipe économique». On y nommait Éric Girard, Nadine Girault, Joëlle Boutin, Gilles Bélanger, MarieChantal Chassé et Pierre Fitzgibbon, qui ont tous connu «d’impressionnants succès en affaires».

Il y avait des absents notables, comme Stéphane Le Bouyonnec, qui démissionnait la veille, l’économiste Youri Chassin et François Bonnardel, qui était critique aux Finances.

M. Legault a rapidement corrigé le tir, soulignant qu'il était précisé, dans le communiqué, qu’il ne s’agissait que «d’une partie» de son escouade. Il a ensuite pris la peine d’énumérer les 35 candidats de la CAQ «qui ont une expérience en entrepreneuriat, en gestion d’entreprise ou en développement économique», incluant MM. Chassin et Bonnardel.

Revirement de situation, le chef caquiste a ensuite publié dans les médias sociaux une image qui porte à 36 le nombre de candidatures à saveur économique.

Pas plus importants que les autres

Les six candidats au CV bien garni présentés en Beauce «ne sont pas plus importants que les autres», a d’ailleurs précisé François Legault: tout le monde est égal dans cette équipe économique.

M. Legault assure qu’il ne s’agit pas de rétropédalage – «Je ne pédale pas pantoute. Je suis debout et j’ai les jambes immobiles» –, mais que l'on ne pouvait présenter toutes ces personnes en même temps à Saint-Georges, en Beauce. «Ça ne serait pas rentré dans l’autobus», a-t-il expliqué.

Il a également cité le regretté commentateur Jean Lapierre, qui disait que «tout ce qui n’est pas dans la caméra emmène le pas».

Chassin et la gestion de l’offre

François Legault a également nié qu’il cachait son candidat Youri Chassin, qui était jusqu’à récemment économiste à l’Institut économique de Montréal et qui s’est longtemps opposé à la gestion de l’offre. «Youri était avec moi hier. Je ne peux pas en emmener 35 en Beauce», a-t-il dit.

Il minimise les différences idéologiques entre M. Chassin et la CAQ, soutenant que le candidat a maintenant changé son fusil d’épaule sur une série de sujets. «C’est sûr, quand on a un blogue, quand on fait beaucoup d’entrevues, comme il l’a fait... Il est appelé à se prononcer sur plein de sujets, c’est arrivé sur la gestion de l’offre. Il a révisé sa position», a dit M. Legault.

A-t-il également changé de position sur la place du privé, qu’il jugeait supérieur au réseau public, en santé? «Oui.» Et sur le nationalisme économique, qu’il voulait reléguer aux «oubliettes de l’histoire»? «Absolument.» Et sur l’existence du concept de bien commun, qu’il a déjà qualifié de mythe? «Oui», a martelé M. Legault.

«Je me suis bien assuré avec Youri, avant de l’accepter comme candidat, que, sur les dossiers importants sur lesquels on va travailler pendant quatre ans, on est exactement sur la même longueur d’onde», a expliqué le chef caquiste.