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Que restera-t-il des promesses ?

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Les annonces des politiciens fusent comme si la capacité de dépenser de l’État devenait sans limites. Certains ne se gênent pas pour promettre à la fois des baisses d’impôt et des services accrus, tout en faisant semblant d’y croire avec ferveur.

Tels des pères Noël à la poche pleine de cadeaux bien emballés ils font miroiter leurs étrennes en espérant que l’électeur ne découvrira pas, avant le jour du vote, que le contenant est démesurément plus grand que le contenu à l’intérieur.

S’occuper des enfants

Le préscolaire 4 ans pour tous, la fréquentation obligatoire de l’école jusqu’à 18 ans, plus d’argent pour les rénovations des établissements scolaires, toutes les fournitures scolaires fournies par l’école, le lunch, la gratuité jusqu’à l’université sont quelques-unes des mesures proposées sans certitude que le tout soit réalisable et apportera des améliorations sensibles.

Comble de la pensée magique, la proposition caquiste sur le préscolaire 4 ans nécessite des investissements majeurs, en immobilier et en engagement de personnel, peu réalistes à court terme et sans effet s’il n’y a pas un changement dans les programmes.

Demander à l’école la même chose qu’aux CPE, c’est proposer aux Québécois de payer trois fois plus cher pour le même service. C’est à croire que Philippe Couillard a raison de douter des talents économiques de François Legault !

Les cordes sensibles

Les propositions mises de l’avant jusqu’à présent s’inspirent beaucoup plus du clientélisme électoral que d’une véritable volonté de s’attaquer à des problèmes de fond, comme le décriait le Conseil supérieur de l’éducation relativement à la ségrégation scolaire et à la croissance des inégalités.

Il semble rentable politiquement de parler d’enfants et de personnes âgées, alors certains partis s’ingénient à racoler l’électorat en promettant des mesures séduisantes, tels la Maison des aînés caquiste et les labs-écoles libéraux, mais le nombre et l’accessibilité décevront la grande majorité de la population.