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La Sûreté ne peut patrouiller sans des sièges électriques

225 VUS confinés à être utilisés le jour puisque le siège passager est non conforme

Des Ford Interceptor de la SQ comme celui-ci ne respectent pas la convention collective des policiers.
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Des Ford Interceptor de la SQ comme celui-ci ne respectent pas la convention collective des policiers.

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Le contrat de travail des policiers de la SQ exige que les véhicules soient munis de sièges électriques, ce qui fait en sorte que 225 VUS pourraient ne plus être utilisés pour la patrouille la nuit, selon une note envoyée aux policiers.

La convention collective des policiers stipule que les sièges de véhicules de police doivent être réglables par commande électrique pour limiter autant que possible les maux de dos, causés entre autres par le port d’équipements à la ceinture.

De bons sièges

« Un ceinturon, avec une dizaine de livres d’équipements autour, en plus des véhicules qui rapetissent tout le temps avec les années font en sorte que ça devient de plus en plus difficile d’être bien installés. C’est pour ça que ça prend des bons sièges électriques », explique le président de l’Association des policières et policiers provinciaux du Québec, Pierre Veilleux.

Une partie du mémo envoyé aux policiers pour leur signifier les règles à suivre à propos du siège de passager des Ford Interceptor.
Photo courtoisie
Une partie du mémo envoyé aux policiers pour leur signifier les règles à suivre à propos du siège de passager des Ford Interceptor.

Les policiers syndiqués de la SQ ont reçu une note cette semaine, obtenue par Le Journal, dans laquelle on peut lire que 225 véhicules utilitaires Ford « Police Interceptor » des années 2016 et 2017 n’ont pas un siège passager électrique.

À deux la nuit

Les policiers de jour patrouillent seuls, alors que ceux de nuit le font à deux.

« Par conséquent, l’utilisation de ces véhicules sera limitée aux policiers travaillant sur la relève de jour, et ce, compte tenu de la présence requise de 2 policiers par véhicule après 19 h », peut-on y lire.

Des Ford Interceptor de la SQ comme celui-ci ne respectent pas la convention collective des policiers.
Photo Agence QMI, Simon Clark

La porte-parole de la SQ Martine Asselin dit que cette mesure n’a rien coûté à la SQ.

« Les policiers qui le désirent peuvent continuer d’utiliser les Ford Interceptor la nuit. C’est à leur choix. La plupart continuent de les prendre, même s’ils n’ont pas de siège électrique », a-t-elle dit.

Le président du Syndicat, Pierre Veilleux, explique que les sièges électriques permettent des ajustements précis à au moins quatre niveaux, dont monter et descendre. Les sièges manuels se limitent à avancer ou reculer et à l’inclinaison du dossier, a-t-il justifié.

Un patrouilleur peut passer la moitié de son temps dans son véhicule, et même s’en servir comme poste de travail.

« On a décidé de laisser les policiers les utiliser de façon volontaire. Si jamais ils veulent patrouiller à deux avec ces véhicules-là, ils le peuvent, mais il n’y a pas d’obligation. Nous, on ne le recommande pas non plus à cause des problèmes de dos », poursuit M. Veilleux.

On a pensé remplacer ces sièges pour faire installer des sièges électriques, mais Ford ne garantirait plus que ces véhicules soient aussi sécuritaires en cas d’impact.

« Le véhicule va atteindre son kilométrage maximal tôt ou tard », précise M. Veilleux. Des 2016 sont déjà en fin de vie, et que les modèles 2018 auront des sièges électriques des deux côtés.