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Deux fillettes abandonnées par leur chauffeur d’autobus scolaire

Autobus scolaire
Capture d'écran, TVA Nouvelles

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SHERBROOKE – Un incident impliquant un chauffeur d’autobus scolaire et deux fillettes qui fréquentent l’École primaire du Boisjoli est survenu jeudi, à Sherbrooke. Le chauffeur a expulsé les enfants de 5 et 7 ans et les a abandonnées à une femme qui ne les connaissait pas.

À la troisième journée de la rentrée scolaire, Karine Bessette accompagnait son fils de 5 ans à son arrêt d’autobus, situé sur la rue de la Frontière dans le secteur Rock Forest, lorsque l’incident s’est produit.

Une dizaine d’enfants s’étaient présentés à l’arrêt et sont montés à bord de l’autobus à son arrivée.

À l’intérieur, c’était bondé, et une des deux fillettes a eu de la difficulté à se trouver un endroit où s’asseoir. Elle aurait alors été prise de panique. Après quelques échanges, le chauffeur aurait exigé qu’elles débarquent de l’autobus.

«Il m’a demandé si je les connaissais et m’a dit que, de toute façon, je devais m’en occuper», a raconté Mme Bessette, qui a pris la décision d’aller reconduire les deux jeunes filles chez elles. Heureusement, leur père s’y trouvait toujours.

Plainte formelle

L’incident a soulevé la colère de plusieurs parents, qui demandent le congédiement du chauffeur d’autobus.

Une plainte a été déposée à la Commission scolaire de la région de Sherbrooke qui a ouvert une enquête. Le chauffeur d’autobus n’a toutefois pas été relevé de ses fonctions et reprendra la route mardi prochain. Il n’est pas impossible que des sanctions lui soient imposées selon les résultats de l’enquête.

«Si c’était arrivé à mon fils, je ne sais pas ce que j’aurais fait. Je n’ai plus confiance. Qui me dit que mon fils est en sécurité et qu’il va partir du point A et arriver au point B sans problèmes?» se questionne Mme Bessette, encore secouée par les événements.

«Il [le chauffeur] n’a pas sa place auprès des enfants. Congédiez-le, il n’a pas affaire-là. Ce n’est pas juste la vie d’un enfant qu’il a entre les mains, mais de plusieurs», a conclu Mme Bessette.