/news/cannabis
Navigation

Cannabis: les Six Nations créent leur propre loi

Coup d'oeil sur cet article

À moins de deux mois de la légalisation du cannabis au Canada, les communautés autochtones du pays n’ont toujours pas de cadre réglementaire sur la distribution, la vente et la consommation du produit. En Ontario, les Six Nations ont choisi de prendre la situation en main et de concevoir leur propre loi sur le cannabis.

«Notre préoccupation principale est la santé et la sécurité de notre communauté, particulièrement des jeunes», a indiqué la cheffe Ava Hill au «Hamilton Spectator».

Installées dans une réserve près de Brantford, en Ontario, les Six Nations constituent la communauté autochtone la plus populeuse au Canada. Elle inclut des membres des nations mohawk, oneida, cayuga, seneca, onondaga et tuscarora.

Les Six Nations considèrent également l’enjeu économique de la légalisation du cannabis, qui entrera en vigueur le 17 octobre prochain.

«Nous devons commencer à développer nos propres sources de revenus. Si c’est une avenue possible, alors nous voulons l’explorer», a indiqué la Cheffe Hill.

Exclusion

Ava Hill et d’autres chefs autochtones déplorent que les Premières Nations aient été exclues des discussions entourant la légalisation du cannabis au Canada. «Il semble qu’encore une fois nous avons été laissés de côté», a-t-elle confié au quotidien ontarien.

La loi C-45, adoptée en juin dernier à la Chambre des communes, délègue aux provinces et aux territoires la responsabilité d’encadrer la distribution et la vente du cannabis.

Ottawa empochera 25% des revenus de taxe tirés de la vente du cannabis alors que les provinces et territoires recevront 75% des recettes.