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Protection des sources: la Cour suprême entendra Marie-Maude Denis le 12 décembre

<b>Marie-Maude Denis</b><br />
Journaliste à Radio-Canada
Photo d'archives, Chantal Poirier Marie-Maude Denis
Journaliste à Radio-Canada

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La journaliste Marie-Maude Denis, qui refuse de dévoiler ses sources au procès de Marc-Yvan Côté et Nathalie Normandeau, sera entendue par la Cour suprême le 12 décembre prochain.

Le plus haut tribunal du pays avait confirmé, le 9 août dernier, que l’affaire bénéficierait d’un traitement accéléré. Plusieurs s’attendaient néanmoins à une date d’audition en 2019.

Le procès sur la glace

Or, il ne s’écoulera finalement que quatre mois entre l’autorisation de l’appel et l’audition à la cour, alors que le délai moyen, en 2017, était de 7,4 mois.

Me Jacques Larochelle, l’avocat de l’ex-ministre libéral et ex-dirigeant de la firme Roche Marc-Yvan Côté, a salué le travail « extraordinaire » de la Cour suprême qui a abrégé les délais.

« Je ne peux pas imaginer comment on aurait pu faire plus court que ça. C’était impossible de faire mieux », a-t-il commenté brièvement, lorsque joint par Le Journal.

Rappelons que le procès pour fraude, abus de confiance, complot et corruption de M. Côté, de l’ancienne vice-première ministre Nathalie Normandeau et de leurs quatre coaccusés est sur la glace tant que la question du témoignage controversé de Mme Denis n’aura pas été tranchée.

La journaliste de l’émission Enquête a été appelée par la défense à témoigner dans le cadre d’une requête en arrêt des procédures.

Protection des sources

Me Larochelle cherche à connaître le niveau d’implication de l’État dans le coulage d’informations qui auraient nui au droit à un procès juste et équitable de son client.

Dans leur mémoire présenté à la Cour suprême, en mai, les avocats de Radio-Canada affirmaient que cette affaire soulevait « plusieurs questions d’intérêt national », rappelant l’importance de la protection des sources dans une démocratie comme la nôtre.

« Il s’agit d’une des premières fois dans l’histoire du Canada qu’un journaliste est directement forcé de témoigner sur l’identité de ses sources confidentielles », avaient-ils déploré.