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Le «cube blanc» en Haute-Ville pour au moins 25 ans

Le «cube blanc» en Haute-Ville pour au moins 25 ans
Dominique Lelièvre

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Trois ans après avoir été démoli à coups de pelle mécanique dans le Vieux-Port, le fameux «cube blanc» de l’artiste Jean-Pierre Raynaud est de retour dans le paysage de Québec.

Plus grande et plus large que l’originale, l’œuvre d’art monumentale, aux traits rectilignes, domine maintenant le parc de l’Amérique-Française, à deux pas du Grand Théâtre de Québec.

Elle y restera pour au moins 25 ans. C’est du moins la durée du contrat qui lie l’avocat et collectionneur d’art Marc Bellemare, qui a financé la construction de la sculpture, et la Commission de la capitale nationale (CCNQ), qui a levé la main pour l’accueillir.

Ironiquement, c’est la Ville de Québec, qui avait décrété l’arrêt de mort du monument en 2015, qui a financé à hauteur de 50 000$ son installation. La CCNQ s’est pour sa part engagée à réaménager l’environnement entourant l’ouvrage. L’avocat en reste propriétaire et assumera son entretien.

Renaissance

La structure a gagné un mètre de hauteur et porte désormais le nom d’Autoportrait. Son montage a été complété le 27 août.

En attendant son inauguration officielle en novembre, après la campagne électorale provinciale, les principaux architectes de cette résurrection se sont rassemblés samedi pour marquer la fin des travaux.

Si Me Bellemare considère toujours que la démolition en 2015 était «une erreur», il assure être passé à autre chose depuis. À l’époque, la Ville avait évoqué une détérioration importante de la structure et des motifs de sécurité.

«On n’a jamais trop, trop compris pourquoi elle a été démolie comme ça, sans avis et sans consultation. Mais ceci étant dit, pour nous, c’est du passé. [...] C’est comme une renaissance, finalement. On le voit comme ça», dit-il.

Nouveau matériau

Les concepteurs d’Autoportrait ont retenu un nouveau matériau, le coral, censé résister à l’épreuve du temps et aux rigueurs de l’hiver québécois.

L’œuvre aurait pu se retrouver à Rimouski ou à Trois-Rivières, signale Me Bellemare, où des entités publiques ont montré de l’intérêt pour le projet. C’est finalement la proposition de la CCNQ qui a été retenue.

«On est très, très contents. Je pense que c’est un acquis important pour la Ville de Québec en termes de patrimoine culturel que d’avoir cette sculpture-là et je suis bien content d’y avoir contribué», commente l’avocat.