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Maxime Bernier tente de rallier ses partisans

Maxime Bernier tente de rallier ses partisans
Photo d'archives, Agence QMI

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Le député indépendant Maxime Bernier, qui a démissionné avec fracas du Parti conservateur il y a un près de deux semaines dans l’optique de fonder son propre parti, a cherché à rallier ses partisans dimanche.

Dans une série de micromessages publiés sur son compte Twitter, le député de la Beauce a affirmé que des militants conservateurs appuient ses idées, mais qu’ils lui ont confié vouloir tout de même voter pour la formation d’Andrew Scheer afin d’éviter de diviser le vote face aux libéraux de Justin Trudeau.

«Si vous aimez mes idées et voulez qu’elles influencent les débats politiques, pourquoi attendre des années avant de les appuyer activement?» a questionné le futur chef du parti, en invitant ses partisans à appuyer son futur parti dès maintenant. «Plus vite la transition surviendra, moins il y aura de division du vote l’an prochain», a-t-il ajouté.

M. Bernier a annoncé, le 23 août dernier, avoir l’intention de former son propre parti politique, après avoir été pratiquement désavoué par son ancien chef, Andrew Scheer, à la suite de différentes prises de position, notamment sur l’immigration et la gestion de l’offre.

«Ce que nous obtiendrons si Andrew Scheer devient premier ministre ne sera qu’une version plus modérée du désastreux gouvernement Trudeau», avait déploré M. Bernier en soutenant que son ancienne formation politique a «abandonné les conservateurs».

«Mon nouveau parti sera actif très bientôt. Vous aurez alors un choix: un parti avec un chef et des idées faibles. Ou un parti avec un chef et des idées forts. Si vous choisissez la faiblesse plutôt que la force, VOUS diviserez le vote pour une véritable alternative à Trudeau», a clamé Maxime Bernier dimanche.

Un sondage réalisé par la firme Abacus et dévoilé la semaine dernière montre que 13% des Canadiens seraient enclins à voter pour Maxime Bernier et son éventuel parti, qui grignoteraient des votes tant aux conservateurs (-6%) qu’aux libéraux (-3%). Le futur chef a d’ailleurs brandi ces chiffres, dimanche, pour motiver ses partisans.