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Internet haute vitesse: les régions branchées à 100 % d’ici 2020, promet Couillard

Le PLQ s'engage à mettre en place un ministère des Régions

Après François Legault, au tour de Philippe Couillard de s’engager à accélérer le déploiement de couverture cellulaire et de l’accès internet haute vitesse en région éloignée.
Photo Marc-André Gagnon, Journal de Québec Après François Legault, au tour de Philippe Couillard de s’engager à accélérer le déploiement de couverture cellulaire et de l’accès internet haute vitesse en région éloignée.

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HAVRE-HAUBERT, ÎLES-DE-LA-MADELEINE | Philippe Couillard s’engage à investir 100 M$ de plus que la Coalition avenir Québec pour offrir l’Internet haute vitesse aux 240 000 foyers québécois qui n’y ont pas encore accès.

 

L’objectif du PLQ est d’offrir, d’ici 2020, l’accès internet haut débit à 100 % des Québécois, annoncera le chef libéral, aux Îles-de-la-Madeleine, lundi.

Le chef du PLQ, Philippe Couillard, est arrivé aux Îles-de-la-Madeleine lundi matin avec sa conjointe Suzanne Pilote. On le voit ici accueilli sur le tarmac par le député libéral sortant Germain Chevarie et Maryse Lapierre, candidate libérale dans le comté des Îles-de-la-Madeleine.
Photo Marc-André Gagnon, Journal de Québec
Le chef du PLQ, Philippe Couillard, est arrivé aux Îles-de-la-Madeleine lundi matin avec sa conjointe Suzanne Pilote. On le voit ici accueilli sur le tarmac par le député libéral sortant Germain Chevarie et Maryse Lapierre, candidate libérale dans le comté des Îles-de-la-Madeleine.

M. Couillard souhaite également que 90 % d’entre eux aient accès à une ligne fixe à très haut débit, plus précisément d’une vitesse minimale de 100 mégabits en téléchargement et de 20 mégabits en téléversement.

Si les libéraux obtiennent un deuxième mandat au gouvernement, une enveloppe de 300 M$ qui devait être investie sur cinq ans pour le déploiement d’Internet en région serait rendue disponible immédiatement. À cela s’ajouterait une somme additionnelle de 200 M$, pour un budget total de 500 M$, disponible sur-le-champ.

Pas une première

Ce n’est pas la première fois que l’amélioration de la couverture Internet fait l’objet d’engagements lors de campagnes électorales.

Estimant que le déploiement d’Internet haute vitesse ne se fait pas assez rapidement, François Legault a d’ailleurs fait la promesse, la semaine dernière, d’injecter 400 M$ dans un premier mandat de gouvernement caquiste.

«On donne parfois l’impression qu’on a du retard partout, (mais) ce n’est pas vrai, a souligné M. Couillard. On a du retard particulièrement dans les zones rurales comme chez moi, ou les zones plus éloignées comme les Îles, mais on a fait des grands progrès.»

Québec solidaire s’est de son côté engagé à investir 3 G$ dans la création d’un fournisseur public de services Internet, qui permettrait selon eux de réduire les tarifs d’environ 30 %.

Trop cher

«Il faudra voir le réalisme de la chose avec le cadre financier puis le reste de leur proposition, a commenté M. Couillard. [...]Mais moi je ne suis pas de ceux qui prônent les grandes nationalisations, ce n’est pas une surprise pour vous que je dise ça.»

M. Couillard reconnaît toutefois que les tarifs d’accès à Internet au Québec et au Canada ne sont pas très compétitifs comparativement à ceux offerts aux États-Unis.

«Ça coute cher au Québec et au Canada, a dit le chef du PLQ. Et d’ailleurs, celle-là, je vais l’envoyer directement sur la table du gouvernement fédéral. [...] C’est difficile à comprendre moi-même comme citoyen qu’on paye tant pour des services qui coutent moins l’autre côté de la frontière.»

Retour d’un ministre des Régions

Les régions éloignées qui ne bénéficient pas déjà de la couverture cellulaire et d’Internet hausse vitesse devraient toutefois commencer par soumettre des projets.

Pour accélérer leur déploiement, Philippe Couillard s’est engagé à créer un nouveau ministère des Régions et de la Vitalité du territoire.

Il faut remonter à l’époque du gouvernement péquiste de Bernard Landry, défait en 2003, pour retrouver un ministre dédié spécifiquement aux régions au sein du conseil des ministres.

Pendant plusieurs années, la responsabilité ministérielle des régions revenait au ministre des Affaires municipales, mais en 2014, le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) a perdu la mention «Régions» pour devenir tout simplement ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT).