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Le député Sylvain Roy entame son combat contre le cancer

Sylvain Roy photographié lundi dans un restaurant de Carleton-sur-Mer.
Photo Geneviève Lajoie Sylvain Roy photographié lundi dans un restaurant de Carleton-sur-Mer.

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CARLETON-SUR-MER | Député sortant et candidat dans Bonaventure, le péquiste Sylvain Roy commencera mercredi ses traitements pour vaincre son cancer de la gorge.

Présent dans un restaurant de Carleton-sur-Mer lors du passage de son chef lundi soir, M. Roy s’est dit prêt à «aller au combat». Mais pas celui qui l’opposera à ses adversaires politiques.

«Je suis prêt, je sais où je m’en vais, tout est planifié, à partir du 5 septembre jusqu’au 22 octobre, des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie, mais au moins, je sais que j’ai d’excellentes chances [de guérison]», a-t-il confié, après l’allocution de Jean-François Lisée devant une cinquantaine de militants réunis pour l’occasion.

«Ça fait quand même six ans que je suis député ici, je connais les enjeux, je connais les Gaspésiens, je suis un Gaspésien et puis les Gaspésiens sont solidaires aussi. Je respecte la démocratie, ce sont eux qui vont décider, mais j’ai décidé de poursuivre ma vocation politique.»

Il a tenu à s’excuser auprès de ses électeurs pour cette campagne électorale «atypique».

«C’est un moment ponctuel dans ma vie, qui demande un traitement ponctuel et par la suite, je vais revenir encore plus fort, a dit celui qui représente la circonscription de Bonaventure depuis 2012. Les gens qui s’attendent à me voir dans des restaurants, dans des endroits ou des événements, ben je m’excuse de ne pas être présent, mais je vais les défendre quand même.»

Longs délais

Sylvain Roy souhaite être la voix des Québécois qui proviennent des régions et qui, comme lui, doivent aller suivre leurs traitements plus près des grands centres urbains.

Le député sortant subira ses traitements à Québec, loin de sa famille et de ses commettants. M. Roy signale que même le transfert des tests médicaux à Rimouski, «c’est une horreur» pour les Gaspésiens.

Le péquiste a passé ses tests en avril. Il n’a eu ses résultats qu’à la mi-juillet. Même si ces délais n’ont pas occasionné de problèmes dans son cas, il déplore ces inconvénients pour les gens des régions. «Ça peut être fatal pour certains individus.»