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Allégations de harcèlement contre le maire Lehouillier: le DG de la Ville de Lévis se dit «préoccupé»

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Le directeur général de la Ville de Lévis estime que les allégations de harcèlement psychologique qui pèsent contre le maire Gilles Lehouillier sont «préoccupantes» et qu’il s’agit d’une situation «d’exception».

«On ne se met pas la tête dans le sable. Une situation qui implique notre supérieur, quand on voit ça dans les journaux, c’est préoccupant», a réagi le directeur général de la Ville, Simon Rousseau, dans un entretien téléphonique avec Le Journal. De retour de vacances, M. Rousseau se prononçait pour la première fois depuis que les gestes ont été rendus publics, la semaine dernière.

«On a des préoccupations pour les gens qui ont manifesté des éléments et sur l’impact médiatique que ç’a eu au sein de notre organisation. On est préoccupés et on met tous les efforts pour s’assurer que ça fonctionne bien et que les gens soient rassurés.»

Le Journal publiait la semaine dernière le résultat d’une longue enquête qui a recueilli les témoignages de 11 personnes se disant témoins ou victimes de gestes et de propos violents de la part de l’élu dans le cadre professionnel.

Sans parler de crise, le gestionnaire Simon Rousseau estime qu’il s’agit d’une «situation d’exception».

Troisième plainte reçue

Mercredi, la Ville de Lévis a confirmé que la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) lui a fait parvenir la troisième plainte pour harcèlement psychologique déposée contre le maire. Les deux premières lui étaient parvenues en juillet.

Selon nos informations, les crises de colère de l’élu survenaient fréquemment lors des réunions du comité exécutif, auxquelles assistait le directeur général. Sur ce point, M. Rousseau n’a pas voulu commenter, pas plus qu’il n’a voulu expliquer pour quelles raisons la direction générale n’a pas agi pour mettre fin à ces comportements. «Si j’ai des commentaires à faire, je vais les conserver pour le processus qui est mis en branle [à la CNESST].»

Le VG ne s’en mêle pas

De son côté, le vérificateur général de la Ville, Yves Denis, a indiqué qu’il n’avait pas l’intention de se pencher sur cette situation, même si cela est dans son champ de compétence. «Je pourrais constater que dans l’organisation, il y a un climat qui justifierait que je fasse un audit.» Mais M. Denis a choisi de laisser la CNESST en traiter. «Je ne m’en suis jamais mêlé et je ne m’en mêlerai pas.» Il souligne aussi que sa position est délicate puisqu’il est nommé par le conseil municipal.