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Les libéraux prennent les gens pour des «idiots» quant au 3e lien

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La Chambre de commerce de Lévis s’invite dans la campagne électorale. Elle reproche aux libéraux de prendre les citoyens pour des « idiots » avec les études sur le 3e lien, mais elle critique aussi la CAQ pour sa position sur l’immigration.

Quelques jours avant le déclenchement de la campagne, la ministre déléguée aux Transports, Véronyque Tremblay, avait annoncé que cinq corridors potentiels – entre Saint-Augustin et l’île d’Orléans – étaient désormais à l’étude pour le projet de 3e lien routier entre la Rive-Nord et la Rive-Sud.

« C’est un peu prendre les gens pour des idiots. C’est une autre preuve que les travaux ne vont pas à la vitesse désirée », a observé le directeur général de la Chambre Stéphane Thériault, hier, lors d’un entretien avec la presse en marge de l’assemblée générale annuelle des gens d’affaires de Lévis.

En deuxième

Rappelons que le projet de 3e lien, qui avait été relégué aux oubliettes au début des années 2000, a été ramené à l’avant-plan par la Chambre de commerce de Lévis il y a quelques années.

M. Thériault, un ardent défenseur du projet, est au diapason avec le maire de Lévis sur tous les enjeux de mobilité et juge lui aussi que le projet n’a pas cheminé assez vite sous le règne libéral, contrairement à celui de tramway dans la capitale.

« Il y a une volonté beaucoup plus pressante au niveau du tramway. On ne sent pas le même désir et le même engouement pour le 3e lien [...] Je ne dirais pas que la Ville de Lévis a été laissée pour compte dernièrement au niveau des infrastructures, mais on trouve que les enveloppes se distribuent beaucoup plus rapidement à Québec. »

Pénurie de main-d’œuvre

Si la Chambre lévisienne est sur la même longueur d’onde que la CAQ au sujet du 3e lien – qui devrait être construit le plus vite possible à l’est –, elle s’inscrit toutefois en faux contre la position de François Legault qui a récemment confirmé son intention de réduire les seuils d’immigration s’il est porté au pouvoir.

Avec un taux de chômage de 2,6 % (en juillet), les entreprises lévisiennes peinent à combler leur besoin de main-d’œuvre. Plus de 7000 emplois sont actuellement disponibles en Chaudière-Appalaches. Si la province accueille moins d’immigrants, « c’est sûr que ça risque de nuire à [la région] », a laissé tomber M. Thériault.

Ce dernier a également affirmé que la récente vague d’immigration « non prévue » à Saint-Bernard-de-Lacolle a été « bénéfique » pour des employeurs de la Rive-Sud qui ont embauché des demandeurs d’asile.