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En finir avec les «fake news»

Michel Dorais, chercheur
Photo d'archives, Pascal Huot Michel Dorais, chercheur

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Chercheur en sociologie de la sexualité, auteur et professeur à l’Université Laval, Michel Dorais apporte des réponses éclairées et pertinentes aux interrogations de Janette Bertrand. Il souhaite mettre un terme aux fake news et aux mythes tenaces – « les nouvelles formes d’ignorance ».

Michel Dorais assure qu’il a eu un plaisir fou à travailler sur ce projet avec Janette Bertrand, qu’il connaît depuis une trentaine d’années. « Mme Bertrand, c’est la personne la plus brillante que je connaisse. Elle pense à une vitesse inimaginable. »

Les étapes de la vie

Michel Dorais explique qu’ils se sont mis dans la peau de monsieur et madame Tout-le-monde, de 14 à 104 ans, pour voir quelles sont les questions que tout un chacun peut se poser sur la sexualité.

« Notre idée de départ, c’était les nouvelles formes d’ignorance : il y a beaucoup d’informations, mais pas beaucoup plus de connaissances, parce qu’il y a beaucoup de fake news. Cela dit, on ne juge pas les gens. On veut amener les gens à se poser des questions, à aller un petit peu plus loin. »

Les sujets qu’ils abordent concernent toutes les étapes de la vie : la jeunesse, les années de célibat, la vie en couple, les périodes de célibat après une séparation ou le décès du conjoint.

Les réponses justes

Michel Dorais connaissait souvent les réponses aux questions de Mme Bertrand, mais il a parfois dû se replonger dans les livres pour fournir l’information juste. « Pour défaire les préjugés, il faut se baser sur les faits, et aller voir ce que disent les recherches, quelles sont les statistiques, qu’est-ce qu’on sait ou pas. »

Et en ce moment, on est ignorant de quoi, au juste, socialement ? « Ça dépend des âges. On culpabilise beaucoup les jeunes qu’on dit hypersexualisés et précoces. On blâme les jeunes d’imiter leurs aînés, en fait. Arrêtons de faire ça. Et arrêtons de penser qu’aujourd’hui avec les réseaux sociaux, c’est facile de trouver quelqu’un. C’est pas plus facile qu’avant. »