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Coups de pédale!

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De plus en plus d’adeptes du vélo prennent d’assaut les sentiers en montagne, une passion qui se développe autant dans la nature qu’en relevant les défis des populaires installations cyclistes urbaines.

Le vélo de montagne est un sport relativement jeune, né dans les années 80. Les premiers adeptes chevauchaient des vélos peu adaptés à cette pratique, qui consistait alors à gravir une montagne et à la redescendre le plus vite possible, illustre Francis Tétrault, chargé de programme, vélo de montagne, chez Vélo Québec.

Depuis, le sport s’est beaucoup développé, et comme l’affirme Gilles Morneau, président de l’Association Régionale de Vélo de Montagne Québec-Chaudière-Appalaches, la région de Québec est privilégiée aujourd’hui de réunir sur son territoire quatre centres de vélo de montagne. Il s’agit du Mont-Sainte-Anne à Beaupré, des Sentiers du Moulin à Lac-Beauport, de la Vallée Bras-du-Nord dans Portneuf et d’Empire 47 à Lac-Delage, où l’on peut s’adonner à l’enduro, au cross-country et/ou à la descente.

Les vélos correspondent également davantage aux exigences du sport aujourd’hui, constate M. Morneau. Ils sont notamment plus faciles et agréables à piloter, possédant des pneus de 29 pouces, des suspensions plus performantes et une géométrie permettant de franchir des obstacles plus facilement.

Ascension impressionnante

En 2017, le secteur vélo de montagne de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC) comptait 3315 membres dont 30,56 % provenaient de la région de Québec. Pour 2018, même si la saison n’est pas encore terminée, la FQSC a déjà comptabilisé 3720 membres, avec une augmentation de 29 % dans le secteur récréatif et 7 % du côté compétitif.

Au Club Vélo Extrême de Saint-Raymond, le président Dave Alain affirme avec entrain que « ça va trop bien ! » Entre 2014 et 2018, le nombre de membres a triplé et près de la moitié d’entre eux sont des jeunes de 5 à 15 ans.

Cette croissance touche également la pratique du BMX, pour laquelle la FQSC a enregistré une augmentation de 15 % de ses membres cette année. Ce sport de vitesse et d’agilité se pratique sur une piste qui, entre une grille de départ et une ligne d’arrivée, se compose de bosses, de sauts et de courbes relevées. Il existe plusieurs pistes récréatives ou de compétition dans la région de Québec, notamment à Beauport, à Beaupré, à Saint-Joachim et à Charlesbourg.

Avec cette ascension de popularité pour le vélo de montagne et le BMX, les infrastructures cyclistes, dont les vélosparcs, les pistes de BMX et les pistes de pompe communément appelées « pumptracks », se multiplient et gagnent en popularité. Elles permettent aux adeptes de développer leurs habiletés ou aux débutants de s’initier dans un milieu sécuritaire.

Des véloparcs pour s’initier

Que ce soit pour s’échauffer avant d’affronter les sentiers, peaufiner quelques techniques, apprivoiser le vélo de montagne ou s’adonner à un nouveau sport en famille, les véloparcs vous donneront envie de rouler !

Certains s’initient au vélo de montagne de façon autodidacte, alors que d’autres se joignent à un club, puis s’inspirent des cyclistes plus expérimentés. Les nouveaux adeptes suivent parfois des cours, souvent en même temps que ceux de fiston. Plusieurs jeunes choisissent même le vélo de montagne comme concentration sportive, à l’école secondaire Le Sommet, par exemple, qui a connu une hausse d’inscriptions.

Mais il existe également plusieurs installations cyclistes ouvertes au public, permettant d’apprendre à son rythme les techniques entourant la pratique du vélo de montagne, dans un cadre sécuritaire. Un vélo de montagne, un BMX ou un vélo trotteur pour les petits, ainsi qu’un casque de protection suffisent pour entamer l’apprentissage. Parfois, il est même possible d’en emprunter.

Les plaisirs de la montagne... en ville

Les véloparcs reproduisent sur un circuit en boucle des obstacles qui jalonnent la montagne. Souvent aménagés au pied de celle-ci ou en milieu urbain, ils rapprochent la pratique du vélo de montagne des villes, devenant ainsi plus accessibles. Ces pistes peuvent être composées d’une zone d’habiletés (équilibre, freinage, virage, soulever la roue avant, etc.), d’une piste de sauts et de « slope style », ainsi que d’une piste de pompe (pumptrack). Celle-ci compte plusieurs bosses arrondies et virages relevés, que les adeptes franchissent sans pédaler.

« Juste en pompant leur vélo, ils accumulent le momentum nécessaire pour faire plusieurs fois la piste », explique Francis Tétrault de Vélo Québec. La piste de pompe donne un feeling de montagnes russes très apprécié, ajoute celui qui travaille actuellement à l’élaboration d’un Guide de bonnes pratiques d’aménagement de véloparcs, une ressource gratuite, qui sera disponible en ligne début octobre.

Quelques destinations

Dans la région de Québec, on compte plusieurs véloparcs et pumptracks, notamment dans la municipalité de Saint-Bernard en Beauce, qui a accueilli la première piste de pompe asphaltée au Québec en 2016, construite par BMXpert, dont les projets se multiplient selon son fondateur Yannick Vincent. « C’est relativement plat à Saint-Bernard, alors nous voulions une piste pour que les jeunes s’amusent. Même si asphalter la “pumptrack” coûtait plus cher, elle demandait moins d’entretien et permettait d’accueillir plus que les vélos, mais tout ce qui roule », explique Pascal Vachon, directeur des loisirs. Dans cette ville de 2000 habitants, la pumptrack est devenue une infrastructure régionale.

BMXpert vient également de finaliser la piste de pompe de Pont-Rouge, ouverte depuis le 31 août. Toujours dans Portneuf, le Sentier d’initiation Saputo, aménagé au pied de la Station de ski Saint-Raymond, a accueilli ses premiers cyclistes en août 2017.

La Baie de Beauport possède également sa « pumptrack », celle-ci sur terre battue, depuis 2013. Le parcours de 250 m proposant quatre tracés différents a été conçu pour être accessible à tous, même pour les petits qui peuvent rouler sur une petite piste pour vélo trotteur.

À la base du Mont-Sainte-Anne une piste de pompe permet aux jeunes et moins jeunes d’apprendre à générer de la vitesse, puis, juste à côté, le parcours de vélo trotteurs propose quelques modules à apprivoiser. Du côté du camping, une piste d’habiletés rassemble différents défis auxquels font face les amateurs de vélo de montagne, comme des descentes abruptes, des bermes, des parcours de roches plates, des virages étroits entre les arbres, etc.

En élargissant le territoire, on note d’autres installations cyclistes, entre autres au Camping Lac-Georges à Val-Alain, à Baie-Saint-Paul, chez Énergie CMB à Trois-Rivières, à Saint-Félicien, au parc Grégoire de Bromont, au centre de vélo de montagne la Panoramique de Chicoutimi, et plusieurs autres.


Pour connaître les installations cyclistes près de chez vous, rendez-vous au https://fqsc.net/bmx/pistes-de-bmx.