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Une première mondiale pour des chirurgiens cardiaques de Québec

Une toute nouvelle opération permet d’éviter une chirurgie à cœur ouvert

Première mondial IUCPQ chirurgie cardiaque
Photo Pierre-Paul Biron Le Dr Mathieu Bernier, cardiologue membre de l’équipe qui a procédé à cette première, explique à quel endroit dans le cœur s’insère la nouvelle valve mitrale. La nouvelle procédure a récemment été approuvée par Santé Canada et pourra être pratiquée à nouveau dans le futur.

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Des chirurgiens cardiaques de Québec ont réalisé une première mondiale la semaine dernière en implantant une nouvelle valve révolutionnaire à un patient, sans opération à cœur ouvert.

L’équipe de quatre cardiologues de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) a réalisé ce tour de force le 5 septembre dernier.

Ils ont pour la toute première fois réussi à implanter une valve mitrale par cathéter chez un patient, évitant ainsi une chirurgie à cœur ouvert.

« La chirurgie à cœur ouvert est sécuritaire, mais elle est invasive. De plus en plus, les gens cherchent à éviter ce type de chirurgie », explique le Dr Mathieu Bernier.

« Cette nouvelle opération ouvre beaucoup de possibilités pour des gens qui n’auraient pas pu subir de chirurgie auparavant », ajoute son collègue François Dagenais, sommité dans le milieu.

La nouvelle procédure consiste à insérer la valve de remplacement à l’intérieur de l’oreillette gauche du cœur en passant par la pointe de celui-ci. On insère une tige chirurgicale, environ de la taille d’un pouce humain, dans le cœur pour réussir à amener la valve juste au-dessus de la valve endommagée.

Une deuxième vie

Le patient qui a la chance d’être le seul au monde à porter la nouvelle valve est toujours hospitalisé pour assurer un suivi serré de cette première, mais devrait obtenir son congé sous peu.

Donat Essiambre, 77 ans, se dit aujourd’hui très reconnaissant envers les médecins qui l’ont opéré.

« Ils ont énormément de mérite, parce qu’ils donnent une deuxième vie aux gens qui n’en auraient plus que pour un certain temps », confie l’homme, qui avait pleine confiance en ses médecins.

Ayant déjà subi une première chirurgie à cœur ouvert il y a quelques années, M. Essiambre est à même de constater la différence entre les deux opérations.

« Je n’aurais pas recommencé avec l’ancienne chirurgie », raconte le patient, qui entrevoit les prochaines années avec optimisme. « Je ne peux pas être neuf, mes 77 ans sont là. Mais on revient à la vie. »