/elections
Navigation

La mobilité enflamme un débat électoral

La CCIQ a invité les candidats des 4 principaux partis

La mobilité enflamme un débat électoral
Photo Simon Clark

Coup d'oeil sur cet article

Le thème de la mobilité a suscité les échanges les plus vifs entre les candidats des quatre principaux partis lors du débat de mardi soir de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec (CCIQ).

Les visions se sont manifestement opposées sur cet enjeu. « Depuis les années 1970, la population demande un troisième lien à l’est qui permettrait de résoudre une partie de la congestion. Depuis des années, les libéraux retardent les études sur ce projet », a attaqué la caquiste Joëlle Boutin.

Le libéral Sébastien Proulx a répliqué en disant qu’il faut laisser le bureau de projet du troisième lien travailler.

« Il y a quatre corridors potentiels qui sont à l’est des ponts actuels. Dites-moi où il va passer [le troisième lien]. Sur l’île d’Orléans ? Dites-moi sur quels terrains ? », a-t-il demandé à Mme Boutin.

Admettant que son parti « n’a pas de préjugé favorable au troisième lien », la péquiste Diane Lavallée a dit vouloir « que le bureau de projet réalise ses travaux. On a investi 20 millions $ d’argent public pour nous indiquer les meilleures solutions pour contrer la congestion. »

Le solidaire Sol Zanetti a rappelé que son parti est opposé au troisième lien. « La bonne qualité de vie ne rime pas avec le modèle de l’auto solo qu’on est en train de continuer avec les politiques d’élargissements d’autoroutes », a-t-il signalé.

Immigration

L’autre thème qui a retenu l’attention fut celui de l’immigration. Joëlle Boutin a expliqué que la baisse de 20 % des seuils d’immigration promise par son parti ne serait que « provisoire ». Mme Boutin a ajouté que « c’est sûr qu’on va s’ajuster. À long terme, on n’aura pas le choix de réaugmenter [les seuils] tranquillement ».

Cette prise de position a surpris Sébastien Proulx. « On n’a jamais entendu François Legault dire ça, s’est-il exclamé. Il doit dire si c’est [la baisse des seuils] pour une année ou pour plusieurs années. »

Diane Lavallée a dit refuser de « faire de la numérologie » autour de cet enjeu. Sol Zanetti a affirmé qu’il ne faut pas réduire les seuils d’immigration, mais travailler pour faciliter la reconnaissance des diplômes.