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Le collège Aviron ferme définitivement ses portes

Le collège Aviron avait pignon sur rue à Québec depuis 1961.
Capture d'écran, TVA Nouvelles Le collège Aviron avait pignon sur rue à Québec depuis 1961.

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Le collège Aviron, qui a pignon sur rue à Québec depuis 1961, ferme définitivement ses portes à la suite de démêlés avec le ministère de l’Éducation qui ont entraîné une baisse marquée du nombre d’inscriptions.

Cet automne, 52 nouveaux étudiants s’étaient inscrits à l’un ou l'autre des cinq programmes de formation professionnelle offerts dans ce collège privé, une baisse d’environ 70 % par rapport aux années précédentes, indique le directeur général de l'établissement, Allan Flegg.

«L’école est vide», lance celui qui a dû se résoudre à annoncer la fermeture définitive du collège lundi.

Une vingtaine d’étudiants qui ont commencé leur formation en janvier pourront la terminer d’ici la fin décembre. Des démarches sont en cours afin de relocaliser les autres dans des programmes semblables dans le réseau public, explique M. Flegg.

Démêlés avec le ministère de l’Éducation

Selon le directeur général, des démêlés de son établissement avec le ministère de l’Éducation ont mené à cette fermeture.

En septembre 2017, le ministère de l’Éducation avait révoqué le permis d’enseignement du collège Aviron pour cause de non-respect de diverses exigences. Le ministère avait alors évoqué des lacunes en matière de qualification des ressources humaines, d’organisation pédagogique et d’accessibilité aux ressources matérielles.

Affirmant qu’il s’agissait d’une décision «totalement injustifiée», Allan Flegg avait contesté la révocation de son permis devant les tribunaux, qui avaient ordonné la réouverture temporaire du collège. Le rapport d’évaluation produit par le ministère était rempli de «mensonges et calomnies», selon M. Flegg.

Permis qui venait d’être renouvelé

En juillet, l’établissement annonçait qu’une entente avait été conclue avec le ministère de l’Éducation, qui avait accepté de renouveler son permis pour deux ans. Cette «bonne nouvelle» n’a toutefois pas réussi à faire oublier la «publicité fort négative» entourant la révocation du permis à l’automne 2017, estime M. Flegg. «C’est triste, les dommages étaient faits», lance-t-il.

Le collège Aviron employait une vingtaine de personnes, dont une poignée seulement resteront en fonction jusqu’en décembre.

Il n’a pas encore été possible d'obtenir les commentaires du ministère de l’Éducation à ce sujet.