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Les facteurs votent en faveur d'une grève

Postes Canada
Photo d'Archives

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Les facteurs urbains et ruraux ont voté massivement en faveur d'un mandat de grève, au cours du dernier mois, a annoncé le syndicat les représentant mardi.

Selon le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), 93,8 % des membres de l'unité urbaine et 95,9 % des facteurs travaillant en secteur rural ont donné leur appui à une éventuelle grève, lors d'assemblées tenues du 7 août au 9 septembre.

Ainsi, le Syndicat sera en mesure de déclencher, si nécessaire, une grève dès le 26 septembre.

«Ces dix dernières années, les conditions de travail des membres se sont détériorées, et ils sont nombreux à subir une surcharge de travail, ce qui leur laisse bien peu de temps à consacrer à leur famille», a justifié Mike Palecek, président national du STTP, par communiqué.

Les points de litige entre les facteurs et leur employeur sont nombreux. Ils réclament notamment des mesures pour faire face à l'augmentation du volume de colis transportés par Postes Canada, qui alourdirait leur charge de travail, ainsi qu'une plus grande équité salariale entre les facteurs en milieu urbain et ceux en milieu rural.

Le syndicat réclame aussi une diversification des services offerts par Postes Canada, incluant la création d'une banque postale et la livraison de commandes d'épicerie. «La diversification des services favorisera la prospérité des collectivités, et c'est pourquoi nous en avons fait un enjeu crucial des négociations», croit le président du STTP.

À la fin août, Postes Canada avait expliqué que les coûts estimés pour régler la question de l'équité salariale entre ses travailleurs avaient plombé ses résultats au second trimestre. La société d’État avait alors enregistré une perte de 242 millions $.

Le syndicat soutient que Postes Canada a présenté des offres globales pour la toute première fois le 7 septembre, alors que les négociations entre les partis s'échelonnent depuis des mois. Ces offres «ne sont tout simplement pas suffisantes», a déploré M. Palecek.