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Prendre sa retraite à 58 ans après 26 ans de métier

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Illustration Adobe Stock

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Judy ne pensait jamais avoir les moyens de prendre sa retraite avant 65 ans. Et pourtant, elle en a les moyens. À 58 ans, elle se sentait souvent épuisée, surtout moralement. Son travail d’adjointe administrative dans un organisme paramunicipal ne la comblait plus.

Après 26 ans de métier, elle considérait avoir fait le tour du jardin. Elle n’avait plus le sentiment d’accomplissement lié à ses tâches.

Plutôt que de continuer sur le « pilote automatique », elle s’est dit : « Je veux en avoir le cœur net. Je dois savoir si j’ai les moyens de prendre ma retraite. Alors, j’ai rassemblé toutes mes données et mes papiers et je me suis assise avec mon conseiller. »

Méthodes pour planifier

Le conseiller de Judy et le planificateur de son équipe lui ont expliqué qu’en planification de retraite, il y a trois approches courantes : la règle des 70 %, la méthode budgétaire et la démarche fiscale.

En général, lorsqu’un employé a un régime de retraite à prestations déterminées, on base les estimations de rentes sur une cible avoisinant 70 % des revenus des dernières années de vie active. Cette façon de faire est toutefois plutôt approximative.

L’approche budgétaire (que je trouve personnellement la plus pertinente de nos jours) consiste à évaluer nos besoins à la retraite en fonction de notre budget avec le plus de précision possible. Nous visons simplement à couvrir notre coût de vie en prenant soin d’inclure toutes les dépenses possibles sans omettre l’inflation.

Quant à l’approche fiscale, c’est celle qui étonne une majorité de préretraités comme Judy. « Je n’avais jamais réalisé qu’une fois à la retraite, il nous en reste tellement plus au net dans nos poches. Je n’ai plus à contribuer à la RRQ, à l’assurance-emploi et le RQAP (Assurance parentale du Québec), aux cotisations syndicales, aux assurances-groupe, au RPA, etc. Et comme mon palier d’imposition a pas mal diminué, cesser de travailler dans trois mois est devenu réalisable. »

Vivre avec 3330 $ par mois

Judy a estimé qu’avec 3330 $ par mois, elle aurait une très belle vie. En ce moment, elle gagne 3916 $ net. L’analyse de sa situation a démontré que son fonds de pension indexé et raccordé à la RRQ lui rapportera 1800 $ par mois.

À 65 ans, elle pourra toucher le maximum de la Sécurité de vieillesse, soit 586 $ mensuellement. Il lui faut donc combler un écart de revenu de 1500 $ par mois pendant six ans, puis de 914 $ à partir de 65 ans.

Comme ses REER totalisent 310 000 $ et ses CELI 47 000 $, elle en a suffisamment pour combler ses besoins sans inquiétude jusqu’à son espérance de vie.

Conseils

  • Avant d’envisager la retraite, essayez d’éliminer complètement vos dettes hypothécaires, prêt-auto, marge de crédit ou autres charges importantes.
  • Au moins cinq ans avant la retraite, évaluez plusieurs scénarios.
  • Calculez méticuleusement votre budget de retraité. N’oubliez pas d’inclure les voyages, les assurances, les cadeaux, l’entretien et les réparations de votre résidence et de votre véhicule.

Fabien Major est conseiller en épargne collective pour Major Gestion Privée Inc. de Gestion financière Assante ltée.

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