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Aéroports: les bacs de plastique sont des nids à virus

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Les bacs de plastique dans lesquels nous déposons nos effets personnels avant de passer le contrôle de sécurité, à l’aéroport, seraient des nids à virus.

Une étude parue dans la revue BMC Infectious Diseases démontre que, selon des travaux préliminaires, ces bacs sont en fait des surfaces idéales pour la prolifération de virus respiratoires.

Afin de réaliser l’étude, les scientifiques se sont rendus à l’aéroport Helsinki-Vantaa, en Finlande, durant l’hiver 2016, et ont récolté 90 échantillons dans différents endroits. L'on a ensuite analysé chaque prélèvement, à la recherche de fragments de virus comme le rhinovirus, responsable du rhume, l’adénovirus, responsable de la gastroentérite, ou le coronavirus, responsable de la grippe.

Les bacs de plastique sont les seules surfaces sur lesquelles un fragment de chaque virus a été détecté.

Les conclusions de cette étude n’étonnent pas le microbiologiste Marc Hamilton.

«Dans les aéroports, tout le monde y met ses effets personnels [...] c’est porteur de virus et de bactéries qui se trouvent à la surface de notre peau et il est évident que, si on ne nettoie pas ces bacs, des traces de virus pourraient subsister», analyse M. Hamilton.

Toilettes nettes

Si des fragments de virus respiratoires ont été détectés sur les rampes et les comptoirs, ainsi que dans les aires de jeu, rien n’a été trouvé dans les toilettes, contrairement à ce que l'on pourrait croire.

Le biologiste Marc Hamilton est d’avis que les nombreuses campagnes de prévention et les publicités rappelant l’importance de se laver les mains ont contribué à ces résultats.

«Il y a eu tellement de publicités concernant l’hygiène dans les toilettes de lieux publics» que «cela a conscientisé les gens».