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Élections: quatre candidats croisent le fer à Saguenay

Periode des questions
Photo d'archives Simon Clark Mireille Jean

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SAGUENAY – Le ton a monté à quelques occasions mercredi matin lors d'un débat réunissant des candidats des comtés de Chicoutimi et de Jonquière devant le Cercle de presse du Saguenay.

Il y avait eu quelques désaccords entre les candidats sur certains points auparavant. Les candidats répondaient à tour de rôle aux questions des journalistes.

Benoît Rochefort de la Coalition avenir Québec (CAQ) était le seul candidat de Jonquière. Les trois autres, Marie-Josée Morency du Parti libéral du Québec (PLQ), Mireille Jean du Parti québécois (PQ) et Pierre Dostie de Québec solidaire (SQ), s'affrontent dans Chicoutimi.

Les quatre candidats avaient des points de vue divergents, notamment sur la décentralisation des pouvoirs, le recours à l'immigration pour combler les besoins en main-d'oeuvre ainsi que la réforme du mode de scrutin.

C'est quand le candidat caquiste Benoît Rochefort s'est interrogé sur la meilleure façon d'accueillir de nouvelles entreprises dans la région que Mireille Jean s'est interposée.

«Est-ce que je peux parler sans être interrompue, a-t-elle lancé à son voisin caquiste. Vous n'avez pas parlé de nouvelles entreprises, vous avez parlé de création d'entreprises régionales...»

«C'est la même chose!», a rétorqué M. Rochefort.

La péquiste a eu un autre échange aigre-doux avec Québec solidaire sur la convergence ratée des forces souverainistes.

«Québec Solidaire a manqué à sa parole», a-t-elle martelé.

«Je comprends que vous montiez ça en épingle, mais nous on n'embarque pas dans la vieille politique», a répondu Pierre Dostie.

Plagiat?

Benoît Rochefort a été questionné pendant le débat sur son éviction du programme de doctorat de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) pour plagiat.

Il a refusé de répondre pendant le débat parce qu'il avait fait la tournée des médias en matinée pour s'expliquer.

Il avait été rejeté du programme de doctorat en management de projet. Il dit avoir reproduit de larges parties de la version d'origine de son examen d'entrée.

L'UQAC a malgré tout maintenu l'expulsion en appel. «Je suis professeur au Cégep et je sais que les références sont essentielles. J'avais peut-être des erreurs au niveau des citations, mais je n'ai pas plagié», a dit M. Rochefort.

Il a avisé son chef au début de la campagne et espère que l'épisode ne nuira pas à sa réputation auprès des électeurs.