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Fusion de huit hôpitaux au Bas-Saint-Laurent: les employés inquiets des déplacements qu'on pourrait leur exiger

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Au Bas-Saint-Laurent, les travailleurs de la santé pourraient ne plus être rattachés à un seul centre hospitalier, mais plutôt au Centre intégré de santé et de services sociaux qui regroupe huit hôpitaux.

Cette volonté s'inscrit dans le cadre du renouvellement des contrats de travail liés à la fusion des établissements.

Dans les faits, selon le syndicat, on pourrait demander par exemple à un employé d'Amqui de travailler à Rimouski, ce qui représente près de 2 h 30 aller-retour pour une seule journée de travail.

En principe, ces modifications concernant la flexibilité et la mobilité de la main-d'oeuvre doivent entrer en vigueur le 1er octobre.

Au total, ces changements liés à la fusion touchent 41 types d'emplois syndiqués à l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

Advenant un échec à la table des négociations, le syndicat devrait demander la médiation.

Mercredi, les représentants de l'APTS, qui représente 2000 membres au Bas-Saint-Laurent et 55 000 membres au Québec, ont tenu une activité de mobilisation dans les huit hôpitaux de la région.

La présidente de l'APTS, Carolle Dubé, soutient qu'il faut préserver le plus possible la conciliation travail-famille et qu'il est inconcevable que des employés aient à parcourir de si longues distances beau temps, mauvais temps.

Selon le syndicat, l'employeur justifie cette demande en raison de la pénurie de main-d'œuvre.

Carolle Dubé explique qu'au contraire, avec de pareilles conditions, il sera de plus en plus difficile d'attirer de nouveaux employés et d'inciter les jeunes à faire carrière dans le réseau de la santé.

Pour sa part, la direction du CISSS n'a pas donné suite à notre demande d'entrevue.

Reste maintenant à voir quelle allure va prendre ce dernier blitz de négociations entre les travailleurs de la santé et la partie patronale.