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Hydro-Québec peine à faire appliquer des clauses de non-concurrence

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Hydro-Québec reconnaît avoir de la difficulté à faire respecter des clauses de confidentialité et de non-concurrence lorsque des hauts dirigeants partent pour le secteur privé.

« Comme toute entreprise, Hydro-Québec prévoit des clauses de non-concurrence et de confidentialité dans les contrats de service de ses hauts dirigeants », a indiqué mercredi un porte-parole d’Hydro-Québec, Serge Abergel.

Trois anciens vers l’éolien

Or, dans les faits, Hydro-Québec peut difficilement démontrer devant un juge qu’une clause de non-concurrence peut lui causer du tort lors du départ d’un haut dirigeant alors que l’entreprise est un monopole d’État, a toutefois précisé une source gouvernementale bien au fait du dossier.

Comme Le Journal le rapportait mercredi, trois anciens hauts dirigeants d’Hydro-Québec, totalisant plus de 70 ans d’expérience au sein de la société d’État, travaillent activement aujourd’hui pour le développement de la filière éolienne au Québec.

Certains de ces hauts dirigeants ont été recrutés dans le secteur privé moins de deux mois après leur départ d’Hydro-Québec.

Tout cela dans un contexte de surplus d’électricité historique alors que la société d’État est forcée par Québec d’acheter cette année 11 térawattheures d’énergie éolienne pour une facture de 1,1 milliard $.

Legault se dit surpris

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, s’est dit surpris de voir d’anciens hauts dirigeants d’Hydro-Québec se retrouver dans des entreprises et fonds d’investissement qui tirent maintenant profit de la filière éolienne au Québec.

« C’est spécial de voir des gens qui ont eu des postes hauts placés, comme M. Vandal très impliqué au Parti libéral, qui se retrouvent dans des filières où la rentabilité est discutable », a laissé entendre le chef caquiste.