/elections
Navigation

La Meute «sur le bord du racisme», dit François Legault

François Legault a affirmé qu’il «n’aime pas leurs revendications» et qu’il ne «les appuie pas du tout». «Je n’aime pas le discours véhiculé par La Meute. Je trouve que c’est sur le bord du racisme.»
Photo d'archives, AFP François Legault a affirmé qu’il «n’aime pas leurs revendications» et qu’il ne «les appuie pas du tout». «Je n’aime pas le discours véhiculé par La Meute. Je trouve que c’est sur le bord du racisme.»

Coup d'oeil sur cet article

L’ASSOMPTION | François Legault rejette l’amour de La Meute, un groupe identitaire qui, selon le chef caquiste, est sur «le bord» d’être ouvertement raciste.

«On ne peut pas empêcher un cœur d’aimer. Mais j’aimerais mieux qu’ils ne m’aiment pas», a lancé M. Legault aujourd'hui lors d’un point de presse dans sa circonscription de L’Assomption.

En entrevue avec Le Journal, le porte-parole de La Meute, Sylvain «Maikan» Brouillette, a affirmé mardi que le débat identitaire qui fait rage depuis quelques jours entre les différents partis politiques lui plaisait. Il a ajouté que la CAQ et le PQ sont les partis qui rejoignent davantage les positions de La Meute.

François Legault a répliqué aujourd'hui qu’il «n’aime pas leurs revendications» et qu’il ne «les appuie pas du tout». «Je n’aime pas le discours véhiculé par La Meute. Je trouve que c’est sur le bord du racisme», a-t-il dit.

Le Parti libéral, le Parti québécois et la CAQ ont porté plainte à la police contre La Meute pour des graffitis peints devant leurs locaux. Le groupe d’extrême droite Atalante a aussi voulu attirer l’attention des troupes de François Legault.

La faute du PLQ

M. Legault a laissé entendre que l’émergence de ces groupes dans l’espace public québécois est directement liée au laissez-faire du gouvernement libéral.

«Je pense que c’est important d’avoir un cadre pour éviter les dérapages. Quand on dit qu’on veut interdire les signes religieux pour les personnes en autorité, je pense que ça fixe un cadre. Le fait que les libéraux aient mis ça en dessous du tapis pendant 10 ans après la commission Bouchard-Taylor, ça n’a pas aidé», a-t-il lancé.

Il estime «qu’il y a des gens qui sont inquiets» et que l'«on n’a pas répondu à ces inquiétudes». «Il y a de l’exagération, il y a des dérapages, et ces groupes-là, à mon avis, c’est du dérapage», a-t-il précisé.

M. Legault croit que ces groupes ont pu émerger «entre autres» en puisant dans l’insécurité des Québécois. «Beaucoup de gens sont tannés, tannés de recevoir des leçons de Philippe Couillard en termes de tolérance», a-t-il dit.

M. Legault a martelé qu’il est «important de mettre un cadre, que les Québécois sachent que oui, on comprend qu’il y a des inquiétudes». Selon lui, la CAQ répond à ces inquiétudes «de façon très raisonnable» et, contrairement aux libéraux, «ne met pas le problème en dessous du tapis». À son avis, une «grande majorité des Québécois» sera plus à l'aise en voyant que «les signes religieux sont interdits pour les personnes en autorité».