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L'immigration au cœur de la campagne électorale

Immigration immigrants
Capture d'écran, TVA Nouvelles

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L'immigration prend beaucoup de place dans le discours électoral. L'argument qui revient le plus souvent, c'est la pénurie de main-d'oeuvre. Pourtant, il y a bien des immigrants qui n'en profitent pas du tout.

L'immigration s'est imposée comme un thème central de la campagne électorale provinciale. Les Québécois en ont eu la preuve mardi, lors de ce débat économique organisé par LCN.

Ce qui revient constamment, ce sont les seuils annuels d'immigration. En fait, aucun parti politique ne s'entend là-dessus. Il y a aussi tout ce contexte de pénurie de main-d'oeuvre.

Les nouveaux arrivants au Québec à la recherche d'emplois réussissent-ils à se trouver un poste à la hauteur de leurs compétences?

Le cliché du chauffeur de taxi diplômé dans son pays d'origine traduit un problème réel et flagrant à Montréal. C'est le cas de cet homme d'origine libanaise qui a travaillé pendant une dizaine d'années en électronique générale.

Le Québec ne reconnait rien de son expérience. Il s'est tourné vers l'industrie du taxi, non pas par choix, mais par obligation.

Aux dires du coprésident de l'Association des musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec, la province doit continuer de bâtir des ponts avec différents pays et signer des ententes en matière de reconnaissance des qualifications professionnelles.

«C'est très malheureux que les gens qui ont tout pour réussir, qui ont l'énergie, qui veulent réussir et qui, en fin de compte, ne réussissent pas», déplore Haroun Bouazzi d'AMAL Québec.

Selon lui, les ordres professionnels érigent des barrières beaucoup trop importantes à la reconnaissance des diplômes des travailleurs étrangers.

Le Conseil interprofessionnel du Québec, qui regroupe les 46 ordres professionnels de la province, se défend et affirme qu'il s'agit d'une question d'équité et de confiance du public.