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Un accusé de 21 ans a plaidé coupable et reçu une peine de 2 ans pour avoir battu un inconnu

Un accusé de 21 ans a plaidé coupable et reçu une peine de 2 ans pour avoir battu un inconnu
Photo tirée de Facebook

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Un homme qui a été victime d’un crime «purement gratuit» et sauvage en ayant été battu par deux inconnus dont il a eu le malheur de croiser la route a vu un de ses agresseurs être condamné à deux ans de pénitencier, un mois et demi après le traumatisant événement.

David Coulombe-Daigle, 21 ans, a plaidé coupable mercredi aux chefs d’accusation de voies de fait graves, de vol qualifié et de menaces de mort qui pesaient notamment contre lui.

Le soir du 29 juillet, comme chaque soir, la victime de 53 ans, Stéphane Deneault, retournait chez lui à pied après avoir siroté un café avec des amis dans un restaurant McDonald’s, à Beauport.

Sur son chemin, vers 22 h 30, près de l’intersection des avenues du Sault et des Rapides, il a croisé quatre jeunes, dont David Coulombe-Daigle et son présumé complice – qui est toujours accusé dans cette affaire -, Frédéric Laplante, 25 ans.

Mauvais endroit, mauvais moment

L’un des deux individus, «en bedaine» et «fortement intoxiqués» après avoir vidé à deux une bouteille de 40 onces de vodka, lui a crié «quelque chose comme :“T’es pas au bon endroit”», a relaté la procureure de la Couronne, Me Mélanie Tremblay.

Selon le récit de la poursuite, le duo a aussitôt asséné plusieurs coups de poing au visage du quinquagénaire, qui s’est effondré au sol.

Stéphane Deneault, 53 ans, a subi des blessures lors de l’agression. Sa lésion au front a nécessité six points de suture.
Le Journal de Québec
Stéphane Deneault, 53 ans, a subi des blessures lors de l’agression. Sa lésion au front a nécessité six points de suture.

Ils ont continué à s’acharner violemment sur lui, en le rouant de coups de pied au corps alors qu’il était, selon des témoins, replié sur lui-même, ensanglanté. M. Deneault a des trous de mémoire de l’attaque. Dans la séquence, un des deux suspects l’a averti qu’ils le tueraient s’il parlait à la police. Ils lui ont aussi volé son portefeuille. Ce sont des témoins qui ont alerté les policiers.

Traumatisme

Le quinquagénaire se remet de ses blessures à la tête, au dos, aux côtes. Il arbore peut-être de façon permanente une cicatrice «en étoile» sur le front.

Dans les jours suivant l’agression, il n’était plus capable d’ouvrir les yeux tellement ses paupières étaient enflées. «Je ne voyais plus rien», a-t-il raconté à la cour.

Il est retourné travailler après deux semaines, mais ça n’a pas été facile, a témoigné l’homme, qui est très anxieux depuis les événements.

«Quand je marche sur le trottoir le soir, quand il n’y a personne, je mets le 911 sur mon téléphone», a-t-il mentionné lors des représentations sur la peine, mardi.

«J'ai été chanceux»

«Ça aurait pu être grave. J’aurais pu me retrouver en chaise roulante et être estropié à vie. J’ai été chanceux», a-t-il soulevé à la juge Rachel Gagnon, qui a entériné la suggestion commune qui lui était faite d’imposer à Coulombe-Daigle une peine de pénitencier de deux ans, assortie d’une probation de trois ans, puis d’un suivi probatoire de deux ans.

Coulombe-Daigle, sous le coup d’une probation lors du crime – il avait été condamné à 12 mois de prison en 2017 pour introduction par effraction et voies de fait armées, notamment - a pour sa part exprimé ses excuses à l’accusé devant le Tribunal, disant éprouver des regrets.

Il a expliqué à la juge avoir mal agi lors d’une «rechute» d’alcool.

«Ce monsieur-là, je ne le connais pas [...], il n’a pas à avoir peur de moi», a-t-il assuré. Il doit aussi respecter une série de conditions qui lui interdisent d’entrer en contact avec M. Deneault dans les prochaines années.