/sacchips/unbelievable
Navigation

Une romancière accusée d’avoir tué son mari a déjà publié un essai intitulé «Comment tuer son mari»

Une romancière accusée d’avoir tué son mari a déjà publié un essai intitulé «Comment tuer son mari»

Coup d'oeil sur cet article

Une auteure de l’Oregon, accusée jeudi dernier d’avoir tué son mari en juin dernier, aurait déjà publié un essai intitulé «Comment tuer son mari».

Nancy Crampton Brophy, 68 ans, a été officiellement accusée de meurtre de son époux des 27 dernières années, Daniel Brophy, 63 ans. La romancière aurait assassiné son mari en pleine cuisine du Oregon Culinary Institute, où ce dernier travaillait comme chef. Le meurtre a eu lieu très tôt le 2 juin 2018. Il n’y avait pas de témoins.

 

Mais revenons à ce qui est particulier dans cette affaire: le passé littéraire de la présumée meurtrière.

L’essai en question, «Comment tuer son mari», n’est plus disponible en ligne aujourd’hui, mais il a originalement été publié sur le site See Jane Publish en 2011.

Eh oui, c’est exactement ce que vous croyez.

Selon ce que rapporte The Oregonian, un journal fondé à Portland en 1850, le texte de 700 mots traite bel et bien d’une femme qui tue son mari. «En tant qu’auteure de thrillers romantiques, je pense beaucoup aux meurtres et aux enquêtes policières», avait écrit Crampton Brophy à l’époque. «Et si le meurtre est censé me libérer, je ne veux certainement pas me retrouver en prison.»

Voilà qui n’était rassurant.

Le texte se voulait une réflexion sur les raisons qui pourraient pousser une femme à abattre son mari. Celles-ci incluaient l’infidélité, la cupidité et les abus. «Le divorce, ça coûte cher. Voulez-vous vraiment devoir séparer toutes vos possessions?» Et la réflexion se poursuivait. «Et si tuer ne produisait pas les bons résultats? Le feraient-elles à nouveau? Et si elles aimaient ça?»

Au cours de sa carrière, l’écrivaine a autopublié plusieurs romans, dont The Wrong Husband (Le mauvais mari) et Hell on the Heart (L’enfer sur le cœur).

Toujours rien de rassurant.

Selon ce que rapporte People, il a fallu trois mois d’enquête aux policiers de Portland pour arrêter la femme, qui n’aurait pas encore révélé les raisons de son crime. Elle est à ce jour la seule suspecte.