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Se disant forcée de jouer malgré une blessure, Abanda perd dans la douleur à la Coupe Banque Nationale

Françoise Abanda a attribué sa défaite à une blessure au pied. «Je ne crois pas que ce soit très grave, mais je ne pouvais pas me déplacer de gauche à droite», a-t-elle expliqué.
Photo Pascal Huot Françoise Abanda a attribué sa défaite à une blessure au pied. «Je ne crois pas que ce soit très grave, mais je ne pouvais pas me déplacer de gauche à droite», a-t-elle expliqué.

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À la suite de sa défaite en deux manches de 6-4 au deuxième tour de la Coupe Banque Nationale jeudi soir, Françoise Abanda a révélé qu’elle souffrait d’une blessure au pied droit et que si elle avait eu le dernier mot, elle n’aurait tout simplement pas sauté sur le terrain du PEPS. Son entraîneur en aurait décidé autrement.

La Montréalaise de 21 ans ne semblait pas dans son assiette en début de rencontre face à Sofia Kenin, son service étant brisé trois fois dans un premier set où elle a rapidement accusé un retard de 1-5. Elle s’est battue avec plus de mordant après coup, mais au terme de la rencontre, l’allure de la bataille ne revêtait plus la moindre importance.

Blessée mardi à son match de premier tour, Abanda a cru jusqu’à la toute fin qu’il serait plus prudent de déclarer forfait.

La mine basse, elle a usé de son franc-parler habituel pour affirmer qu’elle avait ressenti la pression de disputer le match, pointant directement l’entraîneur responsable du volet féminin à Tennis Canada, Sylvain Bruneau. «Sylvain Bruneau m’a conseillé de jouer dans la douleur. J’ai joué, mais j’ai pris ça comme un match d’entraînement. Il est venu à 3-0 et je lui ai répété que je voulais arrêter parce que j’étais en douleur et il m’a conseillé de continuer.

«Je pense qu’on devrait écouter les joueuses. À la fin de la journée, c’est toi qui es seule sur le terrain, donc si tu n’es pas à l’aise... Moi, je ne voulais pas jouer, mais on me conseillait le contraire alors j’ai décidé de faire le match, qui n’est pas une référence», a déploré la 196e raquette mondiale qui en était à sa septième présence au tournoi de Québec.

À la maison

Abanda n’a pas nié que le fait que le tournoi se déroule en sol québécois a compliqué la décision de se présenter ou non.

«J’étais rendue, j’ai joué au premier tour et je me suis dit que tant qu’à y être, c’était juste un autre match et que ça ne me ferait pas de mal. Il y a des organisateurs et il y a des partisans qui veulent voir du tennis. Tout le monde s’est déplacé, donc je me sentais un peu mal d’annuler le match. J’ai essayé de ne pas prendre une décision trop égoïste, mais je n’ai pas été performante», a-t-elle dit.

Bruneau contredit

Accompagné de la physiothérapeute de Tennis Canada Marlene Nobrega, Sylvain Bruneau a réagi, visiblement affecté, aux propos de sa protégée à son endroit.

«Ce n’est pas ce qui s’est passé», a-t-il expliqué d’emblée.

«Françoise m’a mentionné avant le match qu’elle ressentait une douleur au niveau d’un orteil. Je suis allé voir les physios et ils m’ont suggéré un rembourrage, mais ça ne la rendait pas confortable», a-t-il raconté.

Pour sa part, la physiothérapeute a aussi donné sa version. «Elle avait un problème qui s’apparentait à un ongle incarné. C’était probablement douloureux, mais il n’y avait aucune raison pouvant justifier de ne pas jouer ce match», a-t-elle tranché.

Se disant «extrêmement surpris» de se voir accusé de la sorte, Bruneau n’a pas caché qu’il était déçu de l’interprétation de sa joueuse.

«Ça fait longtemps que je travaille avec Françoise et je peux comprendre qu’elle soit déçue. Je vais espérer qu’elle a juste mal compris la situation. Jamais je n’obligerais une joueuse à jouer.»

Horaire du jour

À partir de 12h

  • Jessica Pegula c. Petra Martic (2)
  • Varvara Lepchenko c. Pauline Parmentier (8)
  • Sofia Kenin c. Monica Puig (3)

Pas avant 19h

  • Heather Watson c. Rebecca Marino
  • Natela Dzalamidze et Veronika Kudermetova c. Darija Jurak et Xenia Knoll