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Abattu pour une chicane de territoire de chasse

L’accusé s’est finalement rendu après 12 heures de siège

Stéphane Morin
Photo courtoisie, MediAT Stéphane Morin, un homme de 55 ans de Val-d’Or, a été accusé jeudi au palais de justice d’Amos du meurtre non prémédité de son ami Serge Paré, survenu dans un chalet de chasse à Desmaraisville. 

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En proie à une crise de colère pour une simple querelle de territoire de chasse, un quinquagénaire de Val-d’Or aurait traqué et abattu son ami dans un chalet reculé à plus de 200 km de chez lui.

Stéphane Morin, 55 ans, a été formellement accusé jeudi à Amos du meurtre non prémédité de son ami Serge Paré, 61 ans.

Les deux hommes étaient domiciliés à la même adresse d’un domaine de Val-d’Or appartenant à la victime.

Serge Paré, <i>victime</i>
Photo tirée de Facebook
Serge Paré, victime

Leur amitié s’est terminée à plus de 200 km de là, l’un décédé, l’autre barricadé.

Mardi, vers 21 h 15, la Sûreté du Québec (SQ) est intervenue dans un secteur reculé de Desmaraisville, un hameau faisant partie de la municipalité de la Baie-James, à mi-chemin entre Lebel-sur-Quévillon et Chibougamau.

Morin, armé et « en crise », se serait promené dans plusieurs camps de chasse avec son fusil en main avant de trouver M. Paré.

Selon nos informations, une dispute aurait éclaté entre eux au sujet des territoires de chasse et serait à l’origine de l’homicide du travailleur minier.

Abattu

L’accusé aurait tiré des coups de feu avant de s’enfermer à l’intérieur d’un chalet avec la victime.

Il aurait lui-même communiqué avec le 911.

Lorsque les policiers ont localisé le suspect, le Groupe tactique d’intervention a dû être demandé pour le raisonner.

L’individu s’est finalement rendu aux autorités en avant-midi à la suite de longues négociations de plus de 12 heures durant la nuit.

C’est en entrant dans le bâtiment que les agents ont découvert le corps inerte et « portant des marques de violence » de M. Paré.

Violent

L’accusé a de nombreux antécédents judiciaires, notamment en matière de violence.

En janvier dernier, il avait d’ailleurs plaidé coupable à une accusation de voies de fait.

Quelques mois plus tôt, il avait aussi reconnu sa culpabilité pour des vols.

En 2014, il avait été condamné pour s’en être pris à un agent de la paix.

Stéphane Morin doit revenir devant le tribunal à la fin novembre.