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Mikey Reynolds, de vendeur à presque champion frappeur!

Mikey Reynolds, de vendeur à presque champion frappeur!
Photo d'archives, Pascal Huot

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Électrisant au bâton durant l’ensemble de la saison chez les Miners, Mikey Reynolds a pourtant bien failli se retrouver les mains vides à la veille du début de la campagne.

Blasé du baseball, le joueur d’avant-champ avait accroché son gant à l’issue de la saison 2016 au niveau AA et A fort dans l’organisation des Cards de St. Louis. Il voulait vivre autre chose. Mais sa transition loin des terrains ne s’est pas faite sans heurts et son amour pour le jeu est vite revenu.

«Je travaillais pour un médecin à faire de la vente dans le secteur médical à St. Louis. Je n’ai pas aimé ça. Je n’avais jamais eu de répit depuis mon enfance, je n’avais que joué au baseball.

«Je voulais voir si le gazon était plus vert de l’autre côté et faire un peu d’argent. J’ai appelé plusieurs équipes et aucune d’entre elles ne voulait me donner du boulot parce que j’avais pris une pause, mais Bobby [Jones, le gérant des Miners] a été le seul à me faire une offre et me voilà!» racontait Reynolds avant le deuxième match de la finale.

Chiffres incroyables

Force est d’admettre que l’année sabbatique lui a été plus que profitable alors que Reynolds a terminé la saison au deuxième rang dans la Can-Am pour la moyenne au bâton (,335) et pour le nombre de coups sûrs (119), de loin ses meilleurs chiffres au niveau professionnel.

«La perspective est différente après que tu te sois écarté du baseball. Je n’ai plus l’impression que c’est un boulot. Avant, je n’avais plus de plaisir à aller au terrain. Je crois que ça a aidé à connaître une bonne saison parce que j’étais plus détendu. J’apprécie être ici et je n’ai pas l’impression de me forcer», a admis le sympathique athlète de 28 ans.

Le natif de l’Arizona a d’ailleurs livré une chaude lutte jusqu’au dernier jour du calendrier régulier à l’arrêt-court des Capitales, Yordan Manduley, pour la moyenne. Le Cubain a eu le dessus au final en terminant à ,337 (102 en 303).

«Je crois que les deux regardions les statistiques de l’autre à la fin! J’ai mené la ligue jusqu’au dernier mois de la saison. Tout le crédit lui revient. Il a eu un mois incroyable», a lancé Reynolds avec le sourire.

Dans l’idéal, Reynolds aimerait renouer avec le baseball affilié l’été prochain. «Si ce n’est pas le cas, je vais continuer à jouer au baseball, peu importe l’endroit, je vais jouer!»