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Tout est «sympa» pour cousine Pauline

Pauline Parmentier
PHOTO D'ARCHIVES, AFP Pauline Parmentier

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Le tournoi de Québec a souri par le passé aux Françaises. Cette année, une autre cousine, Pauline Parmentier, tente le grand coup et se retrouve aujourd’hui en match de quart de finale. Et dire que pas si longtemps avant ce tournoi «très sympa», elle songeait à larguer le tennis...

C’est que la joueuse de 32 ans, qui a déjà été 40e au monde en 2008 après son deuxième titre WTA à Bad Gastein, a connu cette année un début de saison «très compliqué», de son propre aveu.

Après 15 défaites en 17 parties, elle glissait au 122e rang mondial et a commencé à envisager l’inévitable. Peut-être que le temps de ranger la raquette était venu. Sauf que, contre toute attente, Parmentier a remporté le tournoi d’Istanbul, à la fin avril.

Ce premier titre WTA en 10 ans la replongeait illico dans le top 100 et donnait un second souffle à son épopée tennistique.

«Je ne gagnais pas, je ne montais plus au classement et je me disais que ça pouvait devenir la fin de ma carrière. On y pense à 32 ans, forcément. La victoire à Istanbul m’a bien relancée.

«C’était énorme. J’avais gagné des tournois ITF entre-temps, mais c’est vrai que gagner en WTA, c’est un objectif de carrière. Quand je suis arrivée sur le tournoi, je n’y croyais vraiment pas. Puis, quand j’ai gagné, je n’y croyais pas plus. C’était un moment sympa, avec de belles émotions, qui annulait bien des moments difficiles», a confié la souriante joueuse au terme de son entraînement, hier.

Première fois à Québec

C’est donc dire que la route vers Québec, qu’elle découvre pour une première fois, aurait probablement été rayée de son itinéraire n’eût été ce détour revigorant par la métropole turque. «Et je suis agréablement surprise! Je suis déçue d’avoir attendu autant de temps pour venir ici».

«Je suis arrivée jeudi dernier, donc on a pu se balader en ville et même à la chute Montmorency. C’était sympa! En plus, je gagne des matchs, donc tout va bien.»

La suite de son aventure en sol québécois dépend maintenant de son duel d’aujourd’hui contre Varvara Lepchenko, qu’elle a vaincue à leur unique affrontement en 2009.

Celle qui est actuellement 69e au monde n’est plus qu’à trois victoires de devenir la quatrième représentante de l’Hexagone à remporter le tournoi, ce qui serait «vraiment génial», selon la huitième tête de série.

Après les triomphes à Québec de Nathalie Tauziat (1993), Marion Bartoli (2006) et Océane Dodin (2016), c’est vrai que du coup, ce serait vachement sympa!