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Des bons mots de Luis Alen

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AUGUSTA, N.J. | Même si la saison 2018 constituait la première du vétéran receveur Luis Alen dans la ligue Can-Am avec les Miners, le Vénézuélien n’est pas surpris que les Capitales se soient retrouvés en grande finale.

C’est que le joueur de 33 ans s’était déjà mesuré à la formation québécoise alors qu’il portait les couleurs des Goldeyes de Winnipeg dans l’American Association à l’époque où les deux circuits indépendants organisaient des duels interligues (2012 à 2015). Les Capitales avaient d’ailleurs eu le numéro de leurs rivaux canadiens avec neuf victoires en 16 rencontres. Alen a joué six ans dans la capitale manitobaine, de 2010 à 2015, raflant un championnat au passage.

« C’est toujours un défi d’affronter les Capitales, car ils ont toujours de bonnes équipes et de bons joueurs. Leur entraîneur sait ce qu’il fait et ils ont vraiment une mentalité compétitive. C’est toujours plaisant de jouer face à des gars qui connaissent la game et qui savent comment aborder un match », a-t-il mentionné.

Louanges

Après un détour par l’Atlantic League l’an dernier, Alen s’est déniché un contrat avec les Miners en prévision de la campagne après qu’un de ses anciens entraîneurs a chanté ses louanges auprès du gérant Bobby Jones. Il ne regrette pas son choix puisque le receveur a frappé pour ,316 et produit 49 points.

« Je ne connaissais pas vraiment Luis. Il m’a été recommandé par un ami qui l’avait dirigé dans le passé. C’est un gagnant. Il a gagné dans l’American Association. C’est le genre de gars que tu veux dans une équipe gagnante.

« On a plusieurs jeunes joueurs, alors d’avoir ce type de leader qui a gagné derrière le marbre pour diriger notre personnel de lanceurs est énorme pour nous », a souligné l’ancien lanceur des ligues majeures.

Préoccupé pour les siens

Loin de sa famille qui demeure au Venezuela pendant la saison de baseball, Alen suit comme il peut la profonde crise sociale et économique qui secoue actuellement le pays d’Amérique du Sud. Des dizaines de milliers d’habitants ont même fui dans les pays voisins au cours des derniers mois.

« C’est une situation très difficile au Venezuela. C’est dur d’être loin de sa famille alors qu’ils sont dans une période difficile. Je leur parle tous les jours et tout est un peu ébranlé [dans le pays]. Mais on doit garder le sourire chaque jour. C’est comme ça qu’est la vie au Venezuela. »

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