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Trois sites à découvrir sur Anticosti

De nombreux secteurs de chasse proposent un potentiel notable où de beaux spécimens comme celui-ci peuvent être déjoués.
Photo courtoisie De nombreux secteurs de chasse proposent un potentiel notable où de beaux spécimens comme celui-ci peuvent être déjoués.

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Peu d’endroits sur la planète peuvent se targuer d’offrir un potentiel de chasse aussi spectaculaire que l’île enchantée située dans l’estuaire du golfe du Saint-Laurent.

En juin 1872, William Forsyth tente de coloniser l’île d’Anticosti. Certaines sources datant de l’époque indiquent qu’il espérait qu’une population de 50 000 à 100 000 personnes s’y établisse. Il faut croire qu’il s’est grandement trompé puisque près de 150 ans plus tard, on dénombre moins de 220 Anticostiens.

Henri Menier, le « Roi du chocolat », grand passionné de chasse et de pêche et visionnaire, achète l’île d’Anticosti en 1895 pour 125 000 $. Moins de deux ans après, il y avait déjà fait introduire 220 cerfs de Virginie. Une importante explosion démographique s’est rapidement produite, si bien qu’aujourd’hui, on y compte plus de 100 000 cervidés.

Un paradis

En 1974, le gouvernement du Québec acquiert le site et érige ce qui est maintenant considéré comme étant la plus grosse pourvoirie de chevreuil au monde : Sépaq Anticosti. Ce royaume pour les cerfs s’étend sur une superficie de plus de 4085 km². Les quelque 2300 clients qui s’y rendent chaque année, principalement des Québécois, peuvent exploiter des territoires exclusifs d’une quarantaine de kilomètres carrés en moyenne et espérer récolter 1,7 cervidé chacun.

Parmi les 34 zones de Sépaq Anticosti, il y en a trois qui se démarquent à différents temps de l’année. Pour une somme variant entre 2700 et 3200 $, les nemrods ont droit à sept nuitées en chalet et six journées de chasse, aux services d’un guide par groupe de quatre chasseurs, à des VTT, un camion six passagers, des chambres réfrigérées pour les dépouilles des gibiers, ils ont aussi droit à un transport par avion de Mont-Joli aller-retour, sans parler du rapatriement de leurs deux cerfs à la chair si délicieuse.

Il est même possible de s’envoler de Montréal ou de Québec pour un supplément de 200 $. Les seules dépenses qu’il reste sont pour votre nourriture et votre permis de chasse pour une somme de 71,46 $.

Galiote en septembre

Ce territoire de 187 km² se distingue des autres, car il est bordé, en partie, par une réserve écologique où toute circulation est interdite. Cet endroit est reconnu comme étant une pouponnière très productive. De plus, en 2010, l’exclos du lac du Sud a été démantelé afin de donner accès à un garde-manger ultra florissant. Certaines parcelles proposent des couloirs de visibilité appréciés des adeptes en quête de sensations fortes.

Martin la Mer en octobre

En 1983, un imposant feu de forêt a dévasté une grande partie de cet éden de 180 km² situé en bordure de la mer. Depuis, il est en pleine régénération. Le reste du territoire est constitué, pour sa part, d’une belle forêt mature.

On y trouve également de vastes marécages le long du ruisseau Martin. Le phénomène qui marie de jeunes et de vieilles forêts dans un même endroit crée de nombreuses opportunités à ce temps où les cerfs Menier se nourrissent abondamment afin de refaire leurs forces en vue de la période de reproduction.

Chicotte en novembre

Offrant une grande diversité d’habitats composés du bord de la mer, des platières de la rivière Chicotte, d’une forêt mature en recrudescence, de marécages, de champs forestiers naturels, etc., ce site de 260 km² propose un potentiel élevé tandis que le chevreuil est en plein rut. Le sportif accompli pourra y tester ses techniques d’appel et compter sur l’aide d’un guide chevronné. En plus, les employés de cette société d’État ont installé l’an dernier une douzaine de miradors à des endroits stratégiques pour accroître vos chances de déjouer les trophées visés.

10 points notables à se rappeler

De nombreux secteurs de chasse proposent un potentiel notable où de beaux spécimens comme celui-ci peuvent être déjoués.
Photo courtoisie

Si vous décidez de vous rendre à l’île enchantée pour y chasser le chevreuil, sachez que :

  • Chaque zone est géo référencée et les cartes topographiques numérisées sont gratuites.
  • Si vous êtes craintif en forêt, retenez qu’il y a 2700 km de sentiers balisés à Sépaq Anticosti.
  • Il y a de nombreux sentiers élargis avec des broyeurs pour pratiquer la chasse fine ou le tir à longue distance.
  • Possibilité d’opter pour une convention de groupe pour vous aider à atteindre vos objectifs de prélèvement.
  • Les chasseurs seuls sont jumelés à d’autres passionnés comme eux.
  • Le 5e membre d’un groupe ne paye pas en septembre et en octobre et les conjointes bénéficient d’un rabais de 50 %.
  • La venaison des chevreuils a un goût unique, plus raffiné, car ils ne mangent pas de cèdres (inexistants sur l’île).
  • En début de saison, il y a un forfait royal combinant la chasse au cerf et la pêche au saumon.
  • Seul endroit en Amérique du Nord où il y a une migration vers les littoraux à la fin de l’automne.
  • Il n’y a aucun autre prédateur à Anticosti mis à part vous, les nemrods.

Pour en savoir plus, composez le 1 800 463-0863 ou visitez le site sepaq.com/anticosti