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Immigration: Legault se fourvoie à nouveau

Le chef caquiste continue d’être embêté sur le processus d’immigration

Avec près de 400 M$ de moins par année que ce qui a été prévu en mars dernier au budget 2018-2019, François Legault, que l’on voit ici à la rencontre d’un enfant au parc Wilson, à Coteau-du-Lac, croit être en mesure d’offrir « les plus belles écoles au monde », grâce à des concours d’architecture.
Photo Marc-André Gagnon Avec près de 400 M$ de moins par année que ce qui a été prévu en mars dernier au budget 2018-2019, François Legault, que l’on voit ici à la rencontre d’un enfant au parc Wilson, à Coteau-du-Lac, croit être en mesure d’offrir « les plus belles écoles au monde », grâce à des concours d’architecture.

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COTEAU-DU-LAC | Après avoir reconnu qu’il « n’aurait pas gagné Génies en herbe », en peinant samedi à expliquer le processus d’immigration au Canada, François Legault s’est fourvoyé à nouveau sur le même sujet, dimanche.

Invité à indiquer quels sont les critères actuels d’obtention de la citoyenneté canadienne, samedi, M. Legault a dit que ces derniers étaient «un peu flous».

Le chef caquiste, qui cherchait ses mots, a indiqué qu’il suffisait de rester au pays pendant seulement « quelques mois » avant d’obtenir le statut de citoyen canadien, alors que la réponse est plutôt trois ans.

Mea culpa

En point de presse dans le comté de Vaudreuil-Soulanges, dimanche matin, M. Legault a fait son mea culpa en avouant qu’il aurait dû prendre ces «bonnes questions» en «délibéré».

«Bon, peut-être que je n’aurais pas gagné Génies en herbe hier, mais résidence permanente, c’est quelques mois après, quelques semaines après, et le certificat ou la cérémonie officielle pour recevoir sa citoyenneté, c’est trois ans après la résidence permanente», a corrigé le chef caquiste.

Invité à clarifier sa proposition, M. Legault a expliqué qu’il souhaite d’abord accorder «un nouveau certificat temporaire» aux nouveaux arrivants. Ces derniers auraient ensuite trois ans pour réussir un test de valeurs et un test de français, avant d’accéder au certificat de sélection officiel.

Questionné sur le moment auquel les immigrants sont soumis par Ottawa à un test de connaissance du Canada, «c’est avant, c’est durant, pour avoir (la) résidence permanente», a rétorqué M. Legault, à nouveau hésitant.

«Je vais vérifier pour être certain là. Ok. Je vais prendre votre question en délibéré», a-t-il dit. En réalité, cet examen est plutôt effectué par les résidents permanents qui souhaitent accéder à la citoyenneté.

Couillard et Lisée attaquent

«M. Legault fait la démonstration pour une deuxième journée consécutive qu’il n’est pas prêt à gouverner le Québec», a réagi le chef péquiste Jean-François Lisée.

Philippe Couillard s’en est aussi pris au leader caquiste. «M. Legault veut faire un test d’expulsion, mais échoue le test de compréhension, de connaissance. Il ne comprend pas lui-même le sujet dont il parle. Il n’a pas passé le test», a dénoncé le chef libéral.

1,2 G$ pour de «belles écoles»

Le chef caquiste, qui a laissé entendre samedi que les « gens normaux » s’intéressent peu à la question de l’immigration comparativement aux journalistes, a adressé un nouveau reproche à ces derniers. « Ça ne vous intéresse pas, l’éducation », a-t-il lancé.

La CAQ s’est engagée dimanche à réserver 1,2 G$ par année pour la rénovation, l’agrandissement et la construction d’écoles. Avec près de 400 M$ de moins que ce qui a été prévu en mars dernier au budget 2018-2019, M. Legault croit être en mesure d’offrir aux Québécois « les plus belles écoles au monde », notamment en organisant des concours d’architecture.

- Avec Patrick Bellerose et Charles Lecavalier