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Le dernier des grands bâtisseurs

Serge Savard
Photo d'archives Serge Savard

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Serge Savard a procédé à deux reconstructions qui ont mené à deux coupes Stanley.



Le Canadien a connu aussi de bons moments depuis la fin de sa dynastie, même s’ils sont plus rares. Serge Savard a remis l’organisation sur les rails lorsque Ronald Corey l’a choisi pour succéder à Irving Grundman en 1983. Sous sa gouverne, le Tricolore a retrouvé son identité francophone pour rivaliser avec les Nordiques, qui avaient gagné en popularité dans la province.

C’était les Rouges contre les Bleus, Molson contre O’Keefe. Les deux équipes québécoises se livraient une lutte féroce sur la glace et le marché des bières.

Savard a rebâti le Canadien de la cave au grenier. Larry Robinson, Bob Gainey et Mario Tremblay étaient les derniers survivants des conquêtes des années 1976 à 1979 quand son équipe a remporté la coupe Stanley en 1986. Ce championnat est venu plus vite que prévu, mais les pions étaient en place pour que le Tricolore connaisse du succès sur une longue période.

Le noyau était formé de Patrick Roy, Guy Carbonneau, Chris Chelios, Mats Naslund, Bobby Smith, Claude Lemieux, Petr Svoboda et Stéphane Richer. L’équipe misait sur des plombiers de luxe comme Rick Green, Ryan Walter, Mike McPhee et Brian Skrudland.

Ces joueurs avaient en Robinson un grand frère et en Gainey un meneur d’hommes qui leur servaient de modèles.

Tout ce beau monde était encore là lorsque l’équipe est retournée en finale en 1989 sous la direction de Pat Burns, qui avait remplacé Jean Perron derrière le banc.

Deuxième reconstruction

Quatre ans plus tard, Roy et Carbonneau guidèrent à leur tour leurs jeunes coéquipiers aux grands honneurs. La formation avait subi une seconde métamorphose sous la tutelle de Savard. Les nouveaux venus avaient pour noms Damphousse, Muller, Desjardins, Bellows, Schneider, Lebeau, Odelein, Keane, Brisebois et Denis Savard, bien que ce dernier n’était plus le joueur qu’il avait été à Chicago.

Serge Savard amorçait sa 13e saison à titre de directeur général quand Ronald Corey a procédé à un deuxième remue-ménage au début de la saison 1995-1996. Réjean Houle et Mario Tremblay sont arrivés avec les meilleures intentions au monde, mais leur manque d’expérience les a rattrapés.

Manque de stabilité

La stabilité qui caractérisait cette organisation durant ses belles années a disparu. Les directeurs généraux et les entraîneurs se sont succédé à un rythme accéléré.

Marc Bergevin est devenu le cinquième directeur général de l’équipe, 17 ans après le congédiement de Savard. Il y a eu 10 changements d’entraîneurs au cours de cette période.

Michel Therrien et Bob Gainey ont fait deux séjours derrière le banc. Claude Julien en est à son deuxième aussi.

Les 30 ans et moins n’ont jamais assisté à un défilé de la Coupe Stanley dans les rues de Montréal.

À quand la 25e ?

 

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Photo d'archives

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Photo d'archives, Martin Chevalier

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