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Concours de Génies en herbe

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On a fait grand état des bourdes du chef caquiste sur l’immigration avec raison. Alors que la question de l’urne se précise, l’immigration et surtout la francisation des nouveaux arrivants restent des sujets chauds et surtout payants pour celui qui sera capable de les maîtriser. Au lendemain du débat en anglais et à deux jours du dernier débat, nul doute que ces erreurs reviendront hanter François Legault qui, jusque-là, avait évité d’être trop précis sur une panoplie de propositions. Préférant appuyer sur des points sensibles dans l’électorat québécois.

Mais la campagne est longue et les points de presse se multiplient, ce qui lui complique la tâche. Peut-être que finalement la décision libérale de devancer les élections, largement critiquée en début de campagne, fut la bonne.

Pas un concours

Certes, devenir premier ministre n’est pas un concours ou un quiz, c’est une élection. Cependant, être capable d’expliciter ses objectifs et de miser sur l’intelligence du peuple devrait normalement être la base de tout aspirant au poste.

Pour justifier son cafouillage, le chef de la CAQ a indiqué qu’il n’était pas un participant de Génies en herbe, pour faire rire la galerie et détendre l’atmosphère. Au-delà de l’image, c’est surtout que cette déclaration s’est faite alors qu’il annonçait la rénovation des écoles du Québec. Toute une ironie de rire des intellectuels en annonçant des réfections d’écoles.

Lisée et sa campagne intelligente

Certes, une élection n’est pas un quiz, mais c’est bien dommage de ne pas pouvoir donner des points à l’intelligence de la campagne péquiste. Car, il faut le reconnaître, avec les publicités humoristiques, le slogan « Sérieusement » et en fin de semaine cette présence à Ottawa pour demander des comptes au gouvernement fédéral, les péquistes ont de la suite dans les idées. Est-ce que l’électorat est réceptif ? Nous le saurons dans deux semaines.